La Bourse de New York coince après les déceptions autour des résultats d'Amazon et Apple

Après de fortes hausses et des nouveaux records, la Bourse de New York était en perte de vitesse, freinée par les résultats décevants de certains de ses géants.

La Bourse de New York coince après les déceptions autour des résultats d'Amazon et Apple
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La Libre Eco avec AFP

Wall Street évoluait hésitante, déçue des résultats des grands noms de la tech Apple et Amazon, dans un contexte de prises de profits après des records pour le S&P 500 et le Nasdaq la veille. Vers 14H30 GMT, l'indice Dow Jones oscillait entre territoires positif et négatif, s'inscrivant en repli de 0,01 %. Le Nasdaq perdait 0,48 %, et le S&P 500 abandonnait 0,32 %.

"Pour cette dernière séance du mois, les actions perdent un peu de l'avance engrangée au cours d'un solide mois d'octobre à cause des déceptions suscitées par Apple et Amazon qui donnent un ton négatif aux échanges", relevaient les analystes de Schwab.

Pour Patrick O'Hare de Briefing, Apple et Amazon ont certes affiché "de gros chiffres" pour leurs résultats trimestriels mais "comme bien d'autres compagnies, elles ont rencontré des problèmes de chaîne d'approvisionnement qui ont paralysé leurs ventes".

Amazon, qui avait terminé en hausse la veille (+1,59 %) avant l'annonce de ses résultats, perdait 3,57 % à 3 325 dollars.

Le géant du commerce électronique, qui peine à recruter à hauteur de ses besoins et à s'approvisionner, n'a dégagé "que" 3,2 milliards de dollars de bénéfice net au troisième trimestre, un résultat bien inférieur aux attentes. Son chiffre d'affaires de 110,8 milliards de dollars (+15 %) est également en deçà des pronostics des analystes.

Apple, dont le titre chutait de près de 4 % à 146,47 dollars, a perdu environ 6 milliards de revenus sur le trimestre, "à cause des contraintes d'approvisionnement". Le fabricant de l'iPhone a réalisé un chiffre d'affaires de 83,3 milliards de dollars, en dessous des prévisions, et un bénéfice net de 20,5 milliards de dollars.

L'inflation toujours dans le viseur

Alors que les problèmes d'approvisionnement et de livraisons handicapent les entreprises et font monter les prix, les investisseurs étaient aussi attentifs à l'inflation.

L'indice PCE, baromètre de la hausse des prix pour la Banque centrale américaine (Fed), qui s'était stabilisé en août sur un an, a de nouveau connu une accélération en septembre, à 4,4 %, au plus haut depuis janvier 1991, selon les données publiées vendredi par le département du Commerce.

A cela, il faut ajouter l'indice du coût de l'emploi sur le troisième trimestre, qui a grimpé de 1,3 %. Sur un an, cela représente une hausse des salaires, rémunérations et avantages sociaux de 3,7 %, la plus forte augmentation annuelle depuis 2004.

En septembre, les ménages américains ont continué à augmenter leurs dépenses de 0,6 %, un rythme toutefois un peu ralenti par rapport à août, alors que la consommation est le moteur de la croissance américaine. Leurs revenus néanmoins ont chuté de 1 %, plus que prévu, à cause de la fin d'aides liées à la pandémie.

Les taux obligataires sur les bons du Trésor américain à 10 ans étaient stables à 1,58 %.

Au menu des résultats du jour, les pétrolières Exxon (+0,75 % à 64,81 dollars) et Chevron (+0,85 % à 114,09 dollars) profitaient de bénéfices et chiffres d'affaires meilleurs que prévu, tirés par le rebond des prix du pétrole et du gaz.

Le chiffre d'affaires d'Exxon a bondi de 60 % pour atteindre 73,8 milliards de dollars au 3e trimestre. Celui de Chevron a grimpé de 83 % à 44,7 milliards de dollars.

Le groupe de produits d'hygiène et d'entretien Colgate-Palmolive perdait 0,16 % à 76,77 dollars après avoir prévenu qu'il risquait de continuer à augmenter le prix de ses produits en raison de la hausse de ses dépenses d'exploitation.