L’œil du marché : "La semaine devrait se terminer dans le calme"

alors que l'inflation reste la principale préoccupation des investisseurs

L’œil du marché : "La semaine devrait se terminer dans le calme"
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La Libre Eco avec AFP

La Bourse de Paris avançait doucement vendredi, soutenue par le secteur du luxe alors que l'inflation reste la principale préoccupation des investisseurs. A 09H30, l'indice vedette CAC 40 grappillait 0,24 %, soit 16,74 points à 7.076,29 points, après avoir atteint un peu plus tôt un nouveau plus haut en séance à 7.097,46 points. La veille, il avait progressé de 0,20 % à l'issue d'une séance atone en raison d'un jour férié en France et aux Etats-Unis.

Le Dax de la Bourse de Francfort grimpait légèrement à +0,14 % à 16 106.14 points, vers 9H15 (8H15 GMT). Le FTSE-100 de la Bourse de Londres perdait 0,25 % à 7 365.98 points, et le Bel 20 de la Bourse de Bruxelles affichait -0,23 % à 4 362.67 points.

"La semaine devrait se terminer dans le calme alors que de nombreux opérateurs font le pont, aussi bien aux Etats-Unis qu'en France", anticipe Tangi Le Liboux, stratégiste chez Aurel BGC.

La thématique dominante de la semaine aura été l'inflation, avec la publication de données en provenance de différentes zones du globe.

Aux Etats-Unis, les prix à la consommation ont grimpé de 6,2 % sur un an en octobre, un rythme annuel inédit depuis 1990. L'inflation en Chine a de son côté atteint 1,5 % en octobre sur un an, plus élevée qu'attendu et les prix à la production ont progressé de 13,7 % sur la même période, à un niveau inédit en 26 ans.

L'Europe n'est pas épargnée puisque la Commission européenne s'attend à "un pic" d'inflation en zone euro cette année à 2,4 %, avant qu'elle ne se tasse à 2,2 % en 2022.

"Les chiffres sur l'inflation américaine de mercredi, au plus haut depuis 30 ans, pourraient pousser la Réserve fédérale à revoir son calendrier de hausse des taux ainsi qu'à accélérer le 'tapering'", la réduction progressive de ses achats d'actifs, estiment les analystes de Saxo Banque.

Cependant, "une partie des investisseurs se range du côté de l'institution quant à une inflation transitoire jusqu'au 1er trimestre 2022", soulignent-il.

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