L'oeil du marché : "Le risque d'intensification de la crise énergétique en Europe ne semble pas en mesure de faire dérailler la bourse"

Bruxelles, Paris et Francfort continuent de résister à l'inflation et à la crise énergétique, tandis que Londres restait en recul à l'ouverture.

L'oeil du marché : "Le risque d'intensification de la crise énergétique en Europe ne semble pas en mesure de faire dérailler la bourse"
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La Libre Eco avec AFP

La Bourse de Paris continuait de cultiver ses ambitions après avoir enchaîné une série de records depuis le début du mois, résistant aux craintes liées à l'inflation et à la crise énergétique.

À 09H40, l'indice CAC 40 avançait de 8,29 points à 7 165,14 points (un nouveau plus haut en séance) après avoir grappillé 0,06 % mercredi et inscrit sa sixième séance consécutive en hausse.

"Le risque d'intensification de la crise énergétique en Europe, qui est réel, ne semble pas en mesure de faire dérailler la bourse" parisienne, observent les experts de Saxo Banque.

À la veille d'une séance dite des trois sorcières, qui marque l'arrivée à échéance de plusieurs contrats et options sur les indices et qui génère par conséquent des volumes d'échanges plus étoffés, les prises de risques pourraient être restreintes, selon les experts.

L'agenda sera surtout américain avec les demandes hebdomadaires d'allocations chômage et de l'indice d'activité manufacturière de la région de Philadelphie (Fed) pour novembre à 13H30 GMT.

Face à l'accélération des prix, les opérateurs de marché craignent en filigrane que l'inflation freine la reprise mondiale et incite les banque centrales à accélérer la réduction de leur soutien monétaire et à relever leurs taux directeurs plus tôt que prévu.

Ils écouteront donc avec attention le président de la Fed de New York, John Williams, et le président de la Fed de Chicago, Charles Evans, qui doivent s'exprimer à l'occasion de deux rendez-vous distincts. Il s'agit de savoir s'ils sont sur la même ligne que le président de la Fed de St Louis, James Bullard, qui a plaidé plus tôt dans la semaine pour une accélération du durcissement de la politique monétaire.

Du côté de laBourse de Bruxelle, c'est en légère hausse que le Bel 20ouvrait à 9H35 (8H35 GMT), en grimpant de 0,23 % à 4 295,54 points, tout comme le DAX de la Bourse de Francfort (+0,17 %) à 16 278,82 points. En revanche, le FTSE-100 de la Bourse de Londres, à 7 265,65 points, perdait 0,35 %.