L’œil du marché : "La conjonction du retour des restrictions et d'une inflation élevée est un vrai casse-tête"

Les Bourses européennes ont ouvert sur la pente ascendante ce lundi, à l'exception du Bel 20, et ce malgré les inquiétudes des investisseurs concernant la pandémie et l'action des banques centrales.

L’œil du marché : "La conjonction du retour des restrictions et d'une inflation élevée est un vrai casse-tête"
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La Libre Eco avec AFP

La Bourse de Paris rebondissait de 0,42 % ce lundi matin. A 09H45, l'indice vedette CAC 40 gagnait 29,69 points à 7.141,98 points. Vendredi, il avait reculé de 0,42 % mais il a gagné 0,21 % sur la semaine.

Le Dax de la Bourse de Francfort affichait +0,13 % à 16 180.78 points, vers 9h45 (8H45 GMT). Le FTSE-100 de la Bourse de Londres engrangeait 0,44 % à 7 255.69 points, tandis que le Bel 20 de la Bourse de Bruxelles perdait 0,28 % à 4 219.51 points.

La population autrichienne est reconfinée depuis lundi minuit, une mesure radicale prise pour faire face à la résurgence des cas de Covid-19 dans le pays. D'autres pays européens ont pris des mesures de restrictions sanitaires depuis la fin de la semaine dernière, dont l'Allemagne, la Belgique, les Pays-Bas et la République Tchèque.

"La décision d'un confinement généralisé en Autriche à partir d'aujourd'hui est la preuve que le vaccin n'était pas la solution miracle annoncée", souligne Christopher Dembik, directeur stratégie et macro-économie chez Saxo Banque.

S'il "est encore trop tôt pour appréhender les conséquences économiques exactes de la cinquième vague", l'analyste souligne que "la conjonction du retour des restrictions et d'une inflation élevée est un vrai casse-tête pour les banques centrales".

L'inflation inquiète en effet les marchés car elle pourrait inciter les banques centrales à resserrer leur politique monétaire plus rapidement que prévu.

L'un des gouverneurs de la Réserve fédérale américaine (Fed), Christopher Waller, a estimé vendredi que l'institution devrait accélérer la réduction de ses achats d'actifs amorcée ce mois-ci, l'inflation se révélant plus forte et durable que prévu, tandis que le marché de l'emploi se redresse rapidement aux Etats-Unis.

La Fed a annoncé que ses achats d'actifs, montés à 120 milliards de dollars mensuels pour faire face à la pandémie, seraient rapportés à zéro d'ici juin 2022. Les indications manquent cependant quant à une première hausse des taux directeurs.

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