La Bourse de New York se relève de sa pire séance de l'année causée par Omicron

Quelques minutes après l'ouverture, l'indice Dow Jones grimpait de 0,79 %, le Nasdaq bondissait de 1,33 %.

La Bourse de New York se relève de sa pire séance de l'année causée par Omicron
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La Libre Eco avec AFP

La Bourse de New York rebondissait à l'ouverture lundi après sa pire séance de l'année vendredi, causée par les craintes que le variant du coronavirus Omicron ne pèse sur l'économie mondiale.

Vers 15H00 GMT, l'indice Dow Jones avançait de 0,34 %, le Nasdaq bondissait de 1,50 %, le S&P 500 augmentait de 0,99 %.

Vendredi, l'indice phare de Wall Street avait lâché 2,53 % pour finir à 34.899,34 points. L'indice Nasdaq, à forte coloration technologique, avait lui reculé de 2,23 %, à 15.491,66 points et l'indice élargi S&P 500, de 2,27 %, à 4.594,62 points.

"Ce variant, rendu public pour ainsi dire vendredi, n'a pas été bien accueilli par le marché", a commenté Patrick O'Hare de Briefing."Dans le monde entier, les principaux marchés ont chuté de plus de 2 % alors que les investisseurs ont commencé à penser au pire, c'est-à-dire qu'il était plus contagieux, plus sévère et qu'il pouvait déjouer les actuels vaccins".

"Aujourd'hui, l'angoisse s'est un peu atténuée" et le marché américain repart. Selon lui, ce rebond s'expliquait par de nombreux achats à la baisse basés "sur l'espoir qu'omicron peut être canalisé par les vaccins et par les traitements actuels ainsi que par de nouvelles formulations de vaccins qui peuvent être prêtes assez rapidement".

Le titre du fabricant de vaccins Pfizer grimpait de 2,31 % à 55 dollars alors que le laboratoire a indiqué qu'il avait déjà commencé vendredi à travailler sur une formulation de son vaccin contre le variant Omicron.

"Si le vaccin (actuel) protège moins et que nous avons besoin de créer un nouveau vaccin, nous avons commencé à travailler dessus vendredi, nous avons fait notre premier modèle d'ADN", le PDG de Pfizer, Albert Bourla. Le patron de Pfizer a assuré toutefois être "assez confiant" dans le vaccin distribué actuellement.

La pilule anti-Covid développée aussi par le groupe pour traiter la maladie, qui a démontré une efficacité de 89 % contre les hospitalisations et décès lors d'essais cliniques, a par ailleurs "été développée avec l'idée que des mutations" du virus allaient apparaître, a aussi relevé Albert Bourla.

Cotations

Le titre de Moderna (+8,41 % à 358 dollars) bénéficiait aussi des perspectives de vaccinations. Le laboratoire, qui produit également un vaccin contre le Covid, avait annoncé vendredi son intention de développer une dose de rappel spécifique pour Omicron.

Sur un autre front, l'action Twitter a été suspendue de cotation en début de séance dans l'attente d'une annonce. Des informations de presse ont indiqué que son PDG Jack Dorsey quittait ses fonctions exécutives à la tête du réseau social. Peu avant sa suspension, l'action avançait de 3,40 % à 48,68 dollars.

Depuis son retour à la tête de la compagnie à l'oiseau bleu, en octobre 2015, l'entrepreneur au style décontracté était régulièrement critiqué pour n'avoir pas lâché les rênes de son autre entreprise, le spécialiste des paiements mobile Square, pour se consacrer uniquement à Twitter.

Les onze secteurs du S&P 500 étaient dans le vert, guidés par les technologies de l'information (+1,56 %) et le secteur énergétique (+1,50 %) alors que les cours du pétrole rebondissait de plus de 5 % après la dégringolade de vendredi.

Ordinairement, la séance du vendredi de Thanksgiving, prise en sandwich entre le jour férié le plus important de l'année aux États-Unis et un week-end, est l'une des plus calmes de l'année pour tous les marchés américains, avec des volumes faméliques. Sur le marché du pétrole, les deux références du brut avaient perdu vendredi plus de 10 % en l'espace d'une seule séance, une première depuis les débuts de la pandémie, en avril 2020.

Lundi, sur le plan des indicateurs, les promesses de ventes de logements ont conforté le moral des investisseurs alors qu'elles ont fortement rebondi en octobre aux États-Unis, après un recul en septembre. Les acheteurs se pressent avant la remontée attendue des taux, a indiqué lundi la Fédération nationale des agents immobiliers (NAR), et l'indice mesurant les signatures de promesses de ventes a grimpé de 7,5 %.

Sur le marché obligataire, les taux se tendaient à 1,55 % contre 1,47 %.

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