L'oeil du marché : "Les investisseurs restent nerveux face au variant Omicron"

Malgré la réduction du soutien monétaire des banques centrales, c'est en légère hausse que les bourses ont ouvert ce vendredi matin. Bruxelles atteignant une augmentation de 0,58 %, suivie de Paris à +0,41 %.

La Libre Eco avec AFP
L'oeil du marché : "Les investisseurs restent nerveux face au variant Omicron"
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La Bourse de Paris reprenait 0,41 % mais restait focalisée sur les informations autour du variant Omicron et la réduction du soutien monétaire des banques centrales. À 9H30, l'indice vedette CAC 40 gagnait 26,88 points à 6 822,63 points. Jeudi la cote parisienne avait perdu 1,25 %. Depuis vendredi dernier, elle évolue en dents de scie, tout comme d'autres places boursières.

"Les investisseurs restent nerveux face au variant Omicron", constate Christian Parisot, analyste pour Aurel BGC, soulignant des "incertitudes encore fortes" autour des effets de ce variant.

Les marchés étaient déjà inquiets du regain de la pandémie de Covid-19 avant même la découverte du variant Omicron la semaine dernière, étant donné qu'une cinquième vague de contaminations touche l'Europe obligeant à renforcement des mesures sanitaires.

Deux études scientifiques évoquent une contagiosité accrue avec le variant Omicron, et l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) juge "élevée" la "probabilité qu'Omicron se répande au niveau mondial", même si de nombreuses inconnues demeurent: contagiosité, efficacité des vaccins existants, gravité des symptômes. À ce jour cependant, aucun décès associé à Omicron n'a été signalé.

En dehors des informations d'ordre sanitaire, "la séance du jour sera consacrée aux chiffres du [département du travail américain] sur l'emploi" aux États-Unis, avance Tangi Le Liboux, stratégiste chez Aurel BGC.

La Fed ne s'était jusqu'ici pas pressée pour réduire son soutien monétaire, préférant s'assurer au préalable que la reprise de l'économie était solide aux États-Unis et que le marché de l'emploi s'était remis de la crise.

Cependant, le président de la banque centrale américaine a changé de ton mardi en estimant qu'il était temps de ne plus parler d'inflation transitoire et envisage une réduction plus rapide que prévu des achats d'actifs de l'institution, ouvrant la voie à une hausse des taux directeurs dès 2022 pour limiter l'inflation.

"Si les chiffres (de l'emploi) sont bons, la Fed ne devrait pas hésiter à accélérer le rythme [de réduction de ses achats d'actifs]" lors de la prochaine réunion du comité de politique monétaire de décembre, ajoute M. Le Liboux.

L'agenda de ce vendredi est peu rempli: les indices PMI de l'activité des services en novembre sont attendus pour plusieurs pays européens, ainsi que les chiffres des ventes de détail dans la zone euro en octobre.

À 9H22 (8H22 GMT), la Bourse de Bruxelles voyait également son Bel 20 augmenter de 0,58 %, à 4 182,27 points. Dans la même veine, le FTSE-100 de la Bourse de Londres était en hausse de 0,77 %, à 7 184,15 points, tout comme la Bourse de Francfort, dont le DAX montait de 0,87 %, à 15 395,41 points.