L'oeil du marché : "Les banques centrales cherchent à contenir la montée de l'inflation"

Bruxelles est la seule à démarrer en faible hausse, alors que Paris, Francfort et Londres sont minées par les restrictions sanitaires.

L'oeil du marché : "Les banques centrales cherchent à contenir la montée de l'inflation"
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La Libre Eco avec AFP

La Bourse de Paris a ouvert en forte baisse (-2,06 %), plombée par les restrictions sanitaires prises par certains pays d'Europe à l'aube des fêtes de fin d'année. L'indice CAC 40 a chuté de 142,8 points à 6 783,83 points à l'ouverture. Vendredi, la cote parisienne avait reculé de 1,12 %.

L'environnement de marché "reste fragile, mêlé d'inquiétudes concernant la montée de l'inflation que les banques centrales cherchent à contenir et un virus qui menace de submerger les systèmes de santé mondiaux", écrit Michael Hewson, analyste chez CMC Markets.

Dans ce contexte, les investisseurs restent nerveux après que la Réserve fédérale américaine a décidé de réduire plus rapidement les mesures qui ont soutenu la première économie mondiale tout au long de la crise sanitaire. Ce changement de politique devrait entraîner trois hausses des taux d'intérêt en 2022.

Les indices boursiers avaient dans un premier temps bien réagi à l'annonce de la Fed qui lève des incertitudes sur le plan monétaire, mais désormais ils s'inquiètent de la fin de l'ère de l'argent bon marché et des conséquences de la hausse des taux sur les secteurs les plus valorisés.

En outre, "Omicron reste une préoccupation et les cas de contaminations flambent", observe Robert Schein chez Blanke Schein Wealth Management.

Aux Pays-Bas, tous les magasins non essentiels, restaurants, bars, cinémas, musées et théâtres ont fermé leurs portes dimanche jusqu'au 14 janvier.

En Allemagne, le groupe d'experts conseillant le gouvernement a tiré la sonnette d'alarme dimanche face à la progression du variant Omicron et plaidé pour des réductions supplémentaires des contacts au sein de la population "dans les plus brefs délais".

En France, la ministre déléguée chargée de l'Industrie Agnès Pannier-Runacher a annoncé avoir été testée dimanche positive au virus Covid-19.

Par ailleurs, les investisseurs voient d'un mauvais oeil le fait que le sénateur démocrate américain Joe Manchin ait annoncé qu'il rejetterait le programme de réformes sociales et écologiques qui ambitionne de transformer l'Amérique, le jugeant trop dispendieux en période d'inflation.

À 9H33 (8H33 GMT), la Bourse de Bruxelles a contrario voyait son Bel 20 augmenter de 0,22 %, à 4 180,34 points, tandis que le DAX de la Bourse de Francfort baissait de 2,42 %, à 15 156,09 points, et le FTSE-100 à la Bourse de Londres, de 1,97 %, à 7 126,63 points.