L’œil du marché : "Pour les investisseurs, les nouvelles restrictions ne sont qu'une petite bosse et non un nid de poule"

Démarrage en ordre dispersé pour les Bourses européennes, toujours vigilantes mais peu sensibles au variant omicron.

L’œil du marché : "Pour les investisseurs, les nouvelles restrictions ne sont qu'une petite bosse et non un nid de poule"
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La Libre Eco avec AFP

La Bourse de Paris évoluait à l'équilibre dans les premiers échanges (-0,03 %), mettant temporairement en pause sa dynamique haussière qui l'a amenée mardi à des nouveaux records. L'indice vedette CAC 40 s'effritait de 0,46 points à 7 180,65 points vers 9H10. La veille, il avait terminé en hausse de 0,57 %, établissant un nouveau record en clôture.

La dynamique s'est essoufflée à Wall Street mardi après la clôture parisienne. Après deux records consécutifs, le S&P 500 a reculé de 0,10 %, alors que le Nasdaq a perdu 0,56 % et que le Dow Jones a pris 0,26 %.

Jusqu'à maintenant, "les marchés se concentrent bien plus sur les symptômes plus légers du dernier variant Omicron que sur sa forte contagiosité", résume Jeffrey Halley, analyste d'Oanda.

La France, avec 180 000 nouveaux cas, le Royaume-Uni, le Portugal et la Grèce ont également enregistré mardi de nouveaux records de cas quotidiens de Covid-19, signe de la progression fulgurante d'Omicron.

Les autorités sanitaires appellent donc à la prudence. "Une hausse rapide d'Omicron, comme celle que nous observons dans plusieurs pays, même si elle se combinait avec une maladie légèrement moins grave, entraînera tout de même un grand nombre d'hospitalisations, notamment parmi les non-vaccinés", a déclaré à l'AFP Catherine Smallwood, une des principales responsables de l'OMS Europe.

De l'Allemagne à la Chine, de nouvelles mesures de restrictions sont instaurées, même si elles affectent moins l'activité économique que précédemment.

Pour les investisseurs, ces restrictions ne sont "qu'une petite bosse" et non "un nid de poule" sur la route des indices, estime M. Halley.

L'activité devrait par ailleurs être réduite dans les salles de marché, de nombreux opérateurs étant absents. Le volume d'échanges devrait donc rester faible, à l'image de celui de mardi, qui s'élevait à 1,8 milliard d'euros.

La Bourse de Bruxelles semblait plus vivace à l'ouverture, le Bel 20 s'appréciant de 0,29 % à 4 316,21 points. A la Bourse de Francfort, le DAX était en recul de 0,23 %, retombant à 15 926,92 points dans les premiers échanges. A la sortie d'un long week-end de quatre jours, la Bourse de Londres reprenait sur les chapeaux de roue, le FTSE-100 grimpant de 0,94 % à 7 441,68 points.