L'oeil du marché : "La hausse des prix du pétrole commence à crisper les investisseurs, même si le pic devrait être atteint prochainement"

Après l'accueil favorable des chiffres de l'inflation américaine, les Bourses européennes reprennent leur souffle. Bruxelles cédait 0,77 % à l'ouverture.

L'oeil du marché : "La hausse des prix du pétrole commence à crisper les investisseurs, même si le pic devrait être atteint prochainement"
©Shuttestock
La Libre Eco avec AFP

La Bourse de Paris reculait, marquant une pause après avoir réservé un accueil favorable aux chiffres de l'inflation américaine et en attendant le coup d'envoi de la saison des résultats d'entreprises du quatrième trimestre. A 9H20, l'indice phare CAC 40 cédait 0,40 %, soit 28,67 points à 7 207,75 points. Il avait terminé en hausse de 0,75 % mercredi, après des chiffres de l'inflation américaine conformes aux attentes, et en progression de 0,95 % mardi.

Aux États-Unis, les prix à la consommation ont grimpé de 7 % sur l'année 2021, enregistrant leur plus forte hausse depuis juin 1982. Mais sur le seul mois de décembre, l'inflation a ralenti par rapport à novembre, à 0,5 % contre 0,8 %.

Dans une allocution publiée mercredi soir en vue de son audition devant le Sénat américain, la vice-présidente nommée de la banque centrale américaine (Fed), Lael Brainard, a affirmé que le contrôle de l'inflation était "la tâche la plus importante" de l'institution.

La Fed s'est engagée à déployer tous les moyens pour juguler l'inflation en réduisant ses achats d'actifs puis en remontant ses taux avec l'intention de diminuer la taille du bilan.

Le consensus s'attend à un premier relèvement de taux en mars prochain.

L'institution devra veiller toutefois à ne pas freiner l'économie, pour ne pas compromettre le redressement du marché du travail, où des pressions salariales commencent à apparaître assez nettement.

"La hausse des prix du pétrole depuis quelques semaines commence à crisper les investisseurs, de plus en plus conscients que l'inflation va rester à haut niveau encore longtemps, en particulier aux États-Unis, même si le pic devrait être atteint prochainement", souligne Tangi le Liboux, analyste pour Aurel BGC.

Après les prix à la consommation mercredi, ce sera au tour des prix à la production d'animer la séance.

Les investisseurs seront également bientôt accaparés par les résultats du quatrième trimestre, qui devraient révéler les effets du variant Omicron sur l'activité des entreprises.

La saison débute vendredi à Wall Street avec les grandes banques américaines et le géant de la gestion d'actifs Blackrock.

À 9H20 (8H20 GMT), l'indice Bel 20 de la Bourse de Bruxelles diminuait de 0,77 %, à 4 231,14 points. Si la Bourse de Londres voyait son FTSE-100 ouvrir à l'équilibre (-0,13 %, 7 541,61 points), le DAX à la Bourse de Francfort était également en baisse de 0,30 %, à 15 961,53 points.