La Bourse de New York dans le vert à l'entame de la séance

Wall Street était tirée vers le haut par la remontée des taux

La Libre Eco avec AFP
La Bourse de New York dans le vert à l'entame de la séance
©Shutterstock

La Bourse de New York accélérait en hausse, après avoir hésité à l'ouverture d'une séance chargée en résultats de sociétés, tandis que les taux obligataires à dix ans grimpaient au-dessus de 2,90% pour la première fois depuis fin 2018. Vers 14H00 GMT, le Dow Jones gagnait 0,91 %, le Nasdaq avançait de 0,92 %.

Les échanges restaient teintés de "la crainte d'une hausse des taux d'intérêt, des inquiétudes concernant un ralentissement de la croissance et des bénéfices, et des préoccupations sur les prix alimentaires et énergétiques qui restent douloureusement élevés alors que la Russie intensifie son offensive en Ukraine", résumait Patrick O'Hare pour Briefing.com.

Le Fonds monétaire international (FMI) qui a publié ses prévisions économiques mondiales mardi, a fortement abaissé sa projection de la croissance mondiale pour 2022 en raison des "ondes sismiques" provoquées par la guerre en Ukraine et a prévenu que l'inflation était amenée à durer. La croissance devrait s'élever à 3,6 % cette année, soit une baisse de 0,8 point de pourcentage comparé à ses projections de janvier. S'agissant de l'inflation, le Fonds table désormais sur 5,7 % cette année pour les pays avancés (+1,8 point) et 8,7 % (+2,8 points) pour les économies émergentes et en développement.

Les taux obligataires sur les bons du Trésor américain à dix ans franchissaient la barre de 2,90 % pour la première fois depuis début décembre 2018, à 2,9206% contre 2,85 % la veille. Un membre du comité monétaire de la banque centrale américaine (Fed), James Bullard, a estimé qu'une hausse de 75 points de base (0,75 %) n'était pas hors de question.

Un bon indicateur immobilier, avec une hausse inattendue des mises en chantier de logements en mars, au rythme le plus rapide depuis 2006, a soutenu l'indice Dow Jones après l'ouverture.

En attendant Netflix et IBM

Parmi les nombreux résultats d'entreprises, le groupe pharmaceutique Johnson & Johnson (J&J), membre du Dow Jones, gagnait 2,81 % à 182 dollars alors que son chiffre d'affaires et bénéfice trimestriels se sont affichés meilleurs que prévu. Mais le fabricant du vaccin contre le Covid-19 a suspendu ses prévisions de vente pour son sérum, dont la demande est inférieure à celle des vaccins de Moderna et Pfizer.

Le fonds d'investissement américain Blackstone (+1,25 %) a annoncé racheter American Campus Communities (ACC), le plus gros développeur, propriétaire et gestionnaire de logements étudiants aux États-Unis, pour près de 13 milliards de dollars.

L'action d'ACC, un groupe qui dispose de 166 biens immobiliers répartis dans plus de 70 universités américaines, bondissait de près de 13 % à 64,90 dollars.

Twitter lâchait 1,75 % à 47,59 dollars après des informations de presse selon lesquelles le fonds Apollo Global Management (+1,57%) serait interessé à participer avec Elon Musk, à l'offre d'achat hostile du patron de Tesla (+0,71 %) sur le réseau social.

Le groupe de défense américain Lockheed Martin a fait part mardi d'un chiffre d'affaires en baisse au premier trimestre, en raison notamment de problèmes de chaîne d'approvisionnement, et a laissé ses prévisions pour l'année inchangées. L'action du groupe, qui a monté après l'invasion de l'Ukraine par la Russie, se redressait (+1,59 %) alors qu'elle perdait du terrain dans les échanges de pré-marché. James Taiclet, le PDG de Lockheed qui cofabrique les missiles Javelin envoyés à l'armée ukrainienne, a indiqué que "les événements mondiaux de ce trimestre marquent un changement radical dans l'environnement géopolitique et démontrent l'importance énorme d'une dissuasion efficace".

Les résultats trimestriels de Netflix et d'IBM étaient attendus après la clôture.