Wall Street, inquiétée par la Fed, ouvre dans le rouge

La Bourse de New York était en repli au moment de conclure une semaine agitée.

Wall Street, inquiétée par la Fed, ouvre dans le rouge
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La Libre Eco avec AFP

La Bourse de New York se repliait après l'ouverture pour terminer une semaine agitée, le Nasdaq oscillant fébrilement entre le vert et le rouge. Vers 14H15 GMT, le Dow Jones perdait 1,24 %, et le S&P 500 lâchait 0,95 % tandis que le Nasdaq, très volatile, cédait 0,44 %. La veille, les indices s'étaient repliés, perturbés par la Fed, alors que son président Jerome Powell a quasiment officialisé une hausse marquée des taux d'intérêt en mai.

Les taux obligataires qui la veille avaient flirté avec la barre des 3 %, s'inscrivaient à 2,88 %.

Jeudi, le patron de la Réserve fédérale américaine Jerome Powell, a déclaré qu'une hausse de taux d'un demi-point de pourcentage "(serait) sur la table lors de la réunion de mai" (les 3 et 4). Coté européen, la présidente de la Banque centrale européenne (BCE) Christine Lagarde a assuré jeudi que le moment exact de la fin du programme d'achat net de dettes dépendrait des indicateurs économiques, quelques heures après que le vice-président de l'institution avait évoqué le mois de juillet.

L'institution de Francfort est sous pression pour amorcer le relèvement de ses taux, mouvement déjà largement entamé par les autres grandes banques centrales dans le monde, afin de juguler la flambée des prix accentuée par la guerre en Ukraine."Cela n'a aucun sens de fixer un jour et une heure dès lors que nous dépendons des données économiques" pour prendre une décision sur les taux, a estimé Mme Lagarde. Dans la zone euro, l'inflation a atteint le record de 7,5% en mars.

Les réseaux sociaux à la hausse

A la cote, American Express lâchait 0,64 % à 184,52 dollars malgré des résultats meilleurs que prévu au premier trimestre 2022, profitant de la hausse des dépenses pour les voyages et les loisirs grâce à la reprise de l'activité dans de nombreux pays. Le volume total des dépenses des détenteurs d'une carte classique dans le monde a été de 350,3 milliards de dollars, 30 % de plus qu'au premier trimestre 2021 et le groupe new-yorkais s'attend à continuer de bénéficier du rythme soutenu de la consommation.

L'action du groupe américain de produits d'hygiène Kimberly-Clark bondissait de 9,38 % à 140,10 dollars après avoir annoncé un bon résultat trimestriel doublé de prévisions en hausse pour les ventes de l'année.

Le géant de la bière, et leader sur le marché américain, Anheuser-Busch a annoncé se désengager de ses opérations en Russie. Le brasseur basé en Belgique va vendre, à perte, sa participation dans une joint-venture en Russie à un partenaire turc. Le titre chutait de 1,82 % à 60,28 dollars.

La marque d'habillement Gap plongeait de presque 20 % alors que ses prévisions de résultats trimestriel ont été abaissées et que la directrice de sa filiale Old Navy a annoncé son départ.

Snap, maison mère du réseau social Snapchat, montait de 1,36 % à 29,79 dollars. Si les ventes publicitaires du réseau social ont chuté au premier trimestre, à cause de la guerre en Ukraine qui a découragé les dépenses des investisseurs, selon le groupe, le nombre d'usagers du service, très populaire chez les jeunes, a grimpé de 18 % à 332 millions.

Twitter se redressait de 4,63 % à 49,17 dollars après une semaine riche en nouveaux épisodes autour des vélléités d'Elon Musk de racheter le réseau social. Le patron de Tesla semble déterminé à mettre la main sur le réseau de microblogs tandis que le conseil d'administration de Twitter a adopté une "pilule empoisonnée" pour l'en dissuader.

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