Le "rachat imminent" de Twitter par Elon Musk fait grimper l'action du réseau social de 4 %

L'action de Twitter montait d'environ 4 % dans les premiers échanges à Wall Street alors que plusieurs médias américains ont indiqué que le réseau social était sur le point d'accepter l'offre de rachat d'Elon Musk.

Le "rachat imminent" de Twitter par Elon Musk fait grimper l'action du réseau social de 4 %
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La Libre Eco avec Belga

Selon plusieurs sources, citées notamment par le New York Times, le Wall Street Journal et Bloomberg, Twitter pourrait annoncer dans la journée de lundi son acquisition par le patron de Tesla, qui a proposé mi-avril de s'emparer de l'intégralité du groupe au prix de 54,20 dollars par action et de retirer la plateforme de la Bourse new-yorkaise. Si cette offre était acceptée en l'état, cela valoriserait Twitter à 43 milliards de dollars, contre environ 38,5 milliards aujourd'hui.

M. Musk a indiqué la semaine dernière qu'il avait sécurisé 46,5 milliards de dollars pour mener à bien cette acquisition. Il a également évoqué la possibilité de lancer une offre publique d'achat (OPA) hostile en passant directement par les actionnaires et en contournant le conseil d'administration (CA).

Selon les médias américains, le CA de Twitter s'est réuni dimanche matin pour réexaminer la proposition du milliardaire.

L'organe de direction s'était originellement montré hostile à l'offre de rachat en adoptant une clause dite de la "pilule empoisonnée" pour rendre l'acquisition plus difficile. La clause prévoit que si un actionnaire atteint plus de 15 % du capital de Twitter, le conseil d'administration se réserve le droit de brader les actions pour tous les autres détenteurs de titres. M. Musk détient actuellement un peu plus de 9 % du capital du réseau social.

Fort de ses plus de 82 millions d'abonnés, l'homme le plus riche de la planète se sert presque tous les jours de son compte Twitter pour donner des nouvelles de ses entreprises, plaisanter ou lancer des provocations. Il a promis de transformer le réseau social pour en faire "la plateforme de la liberté d'expression à travers le monde" sans détailler les changements qu'il comptait mettre en œuvre.

Sollicité par l'AFP, Twitter n'a pas réagi dans l'immédiat.

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