Wall Street ouvre en baisse, préoccupée par la prudence des entreprises américaines

Les investisseurs se montrent contrariés par quelques prévisions décevantes d'entreprises.

La Libre Eco avec AFP
Wall Street ouvre en baisse, préoccupée par la prudence des entreprises américaines
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La Bourse de New York a ouvert en baisse mardi, contrariée par quelques prévisions décevantes d'entreprises, et en position d'attente avant les publications des géants de la tech.

Vers 14H00 GMT, le Dow Jones reculait de 0,75 %, l'indice Nasdaq, très influencé par les valeurs technologiques, cédait 2,19 %, et l'indice élargi S&P 500, 1,15 %."Il semble que le rebond n'aura pas de suite", a commenté, dans une note, Patrick O'Hare, de Briefing.com, en référence à l'inflexion de lundi, qui avait vu les indices se relever en fin de séance, après avoir atteint, à la baisse, des seuils techniques.

Avant l'ouverture, Wall Street a reçu une volée de nouvelles publications d'entreprises. "On a vu plusieurs grands noms, dont la plupart ont fait mieux qu'attendu, mais d'autres ont lancé des avertissements", a observé Peter Cardillo, de Spartan Capital.

Le conglomérat GE (-9,16 % à 81,65 dollars), en passe de se scinder en trois entités distinctes, a fait mieux que pronostiqué par les analystes, pour le chiffre d'affaires et le bénéfice net, mais a indiqué s'orienter vers le bas de la fourchette des objectifs annoncés précédemment. Quant à la compagnie aérienne JetBlue (-5,86 % à 12,30 dollars), elle va réduire de 10 % le volume de ses vols cet été pour améliorer la fiabilité de ses horaires mais aussi prendre en compte la flambée des prix du kérosène et préserver ses marges.

De son côté, PepsiCo (+0,85 % à 175,22 dollars) a relevé sa prévision de chiffre d'affaires sur l'année mais prévenu que le groupe pourrait continuer à être affecté par la volatilité des cours des matières premières ou les perturbations dans la chaîne d'approvisionnement.

"Le marché va probablement être hésitant" mardi, "dans l'attente des résultats de Google (Alphabet) et Microsoft", selon Peter Cardillo. A quelques heures de communiquer leurs chiffres trimestriels, les deux mastodontes de la cote faisaient le dos rond, Alphabet lâchant 2,91 % et Microsoft 1,60 %.

Pour Patrick O'Hare, compte tenu du poids de ces valeurs, associées à Meta (ex-Facebook, -3,02 %), qui publie mercredi, ou Apple (-1,43 %) et Amazon (-3,24 %), dont ce sera le tour jeudi, c'est tout le marché qui se mettait en position d'attente mardi.

Après un premier coup de pompe lundi, les taux se détendaient encore un peu plus mardi, la crainte d'un trou d'air économique dans les mois à venir l'emportant sur l'inflation et le discours très volontariste des membres de la Banque centrale américaine (Fed).

Les investisseurs avaient toujours les yeux braqués vers la Chine, où la perspective d'un confinement à Pékin se précise un peu plus d'heure en heure, alors que Shanghai, pourtant déjà confiné, a encore enregistré 17.000 nouveaux cas de coronavirus en 24 heures.

En moins de trois séances, le rendement des emprunts d'Etat américains à 2 ans s'est contracté de 0,28 point de pourcentage, pour se situer à 2,51 % mardi, un mouvement inhabituel sur ce marché.

Le rendement à 10 ans était lui aussi en baisse, à 2,74 %, contre 2,82 % la veille.

A la cote

A la cote, au lendemain de l'annonce d'un accord sur la prise de contrôle de Twitter par Elon Musk, le titre de l'oiseau bleu s'éloignait un peu (-1,42 % à 50,97 dollars) du prix d'acquisition proposé, soit 54,2 dollars par action.

Si l'opération est un succès, Twitter sortira de la cote, moins de dix ans après son entrée en Bourse. En chute libre lundi (-12,90 %), DWAC, le véhicule coté qui doit accueillir la société de Donald Trump dédiée aux médias se redressait mardi (+3,86 % à 37,09 dollars).

L'ancien président a annoncé qu'il ne retournait pas sur le Twitter version Elon Musk, même si la possibilité lui en était offerte.

Tesla (-6,76 % à 930,54 dollars) continuait de vivre mal l'engagement de son patron dans le dossier Twitter. Depuis le début de la saga, le titre du constructeur automobile a perdu plus de 17 %.

Le service de messagerie et de livraison UPS était en baisse (-3,30 % à 183,38 dollars), malgré des résultat supérieurs aux attentes. Le groupe a également confirmé ses objectifs et doublé l'enveloppe de son programme de rachat d'actions.

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