"Flash-krach" des indices européens : Chute courte mais brutale du Bel 20

La publication d'indices européens a provoqué un krach de courte durée du Bel 20 et de ses voisins européens ce lundi matin.

Quelques instants avant 10H00, le Bel 20 a plongé de 5,23 % en quelques secondes jusqu'à un niveau de 3 891,44 points - un plus-bas depuis le 11 mars dernier.
Quelques instants avant 10H00, le Bel 20 a plongé de 5,23 % en quelques secondes jusqu'à un niveau de 3 891,44 points - un plus-bas depuis le 11 mars dernier. ©BELGA
La Libre Eco avec Belga

Quelques instants avant 10H00, le Bel 20 a plongé de 5,23 % en quelques secondes jusqu'à un niveau de 3 891,44 points - un plus-bas depuis le 11 mars dernier - avant de rebondir et regagner quelque 4,1 % en une dizaine de minutes, repassant au-dessus des 4 050 points.

Vers 11H00, l'indice vedette abandonnant encore 1,2 % en s'inscrivant à 4 057 points après avoir enregistré ce flash-krach. Quatorze éléments du Bel 20 étaient en baisse, emmenés par Sofina (286,60) qui perdait 2,5 % devant Umicore (36,15) qui reculait de 2,11 % pour une baisse de 0,63 % si on tenait compte de son détachement de coupon. VGP (241,50) et AB InBev (54,23) venaient ensuite avec des pertes de 2,2 et 2,1 %, KBC (63,94) et Ageas (45,46) abandonnant 1,6 et 0,9 %. Solvay (89,40) et UCB (106,75) valaient 1,3 et 1,5 % de moins que vendredi, arGEN-X (271,80) perdant 0,8 % alors que Galapagos (56,68) remontait de 1,2 %.

Parmi les hausses, Proximus (17,17) se distinguait par un bond de 3,4 %, Cofinimmo (130,50) remontant de 1,7 %, Elia (153,10) et Colruyt (35,24) de 0,9 %.

GBL (89,18) et Aperam (36,28) étaient négatives de 1,5 et 2 %, Aedifica (113,20) repassant de 0,1 % dans le vert.

Hors BEL 20, Telenet (27,12) affichait un recul de 4,17 % mais, gagnait 0,74 % si on tenait compte de son détachement de coupon. Orange Belgium (18,72) était en hausse de 1,6 % alors que Bpost (5,72) et Unifiedpost (5,90) abandonnaient 1,7 et 2,3 %, Barco (21,18) et Econocom (3,61) reculant de 2,1 et 1,1 %, Deceuninck (2,59) et SmartPhoto (28,40) de 3,5 et 2,4 %. Nyxoah (15,00) et Mithra (9,06) chutaient enfin de 4,6 et 2,8 % alors que MDxHealth (0,80) et Onward Medical (7,98) étaient en hausse de 3,1 et 2,3 %.

L'euro s'inscrivait à 1,0533 USD dans la matinée de lundi, contre 1,0521 vendredi dernier vers 16H30. L'once d'or perdait 29,80 dollars à 1 881,30 dollars et le lingot se négociait autour de 57 420 euros, en recul de 980 euros.

Réunion de la Fed en vue

Les Bourses mondiales adoptaient une position défensive en amont de la réunion de politique monétaire de la banque centrale américaine et alors que les perturbations menaçant la croissance économique ne faiblissent pas.

Tokyo a terminé en repli de 0,11 %, attentiste avant la réunion de la Réserve fédérale (Fed). La place boursière ne rouvrira que vendredi, après trois jours de fermeture pour la "Golden Week" au Japon.

Vendredi, la Bourse de New York a enregistré des pertes encore plus sévères, le Nasdaq a notamment dégringolé de plus de 4 % vendredi et de plus de 13 % sur le mois d'avril, sa pire chute depuis 2008. L'indice des valeurs technologiques a été plombé par les résultats décevants de géants du numérique tels que Amazon et Apple. Les investisseurs ont surtout en tête la réunion de politique monétaire de mardi et mercredi de la banque centrale américaine.

>> Lire aussi :En Bourse, les technos passent par la case "Krach"

Après une hausse de 0,25 point de pourcentage de ses taux directeurs en mars, la Fed entérinera cette fois-ci, sauf surprise, une hausse d'un demi-point de pourcentage, pour les porter dans une fourchette de 0,75 % à 1 %. L'institution devrait également acter le début de la réduction de son bilan, le tout pour tenter de lutter contre une inflation au plus haut depuis 40 ans aux Etats-Unis.

"Le marché prévoit actuellement un taux des fonds fédéraux de 2,75 % à 3,0 % en fin d'année, contre 0,25 % à 0,50 % aujourd'hui", ce qui implique notamment un relèvement de 0,75 point de pourcentage en juin, constate John Plassard, spécialiste de l'investissement de Mirabaud. Mais pour Vincent Boy, analyste d'IG, "le président de la Réserve fédérale pourrait en revanche adoucir le ton quant aux prochaines hausses de taux", afin de calmer les anticipations des investisseurs et permettre aux marchés de rebondir, comme cela avait été le cas en mars.

La séance est par ailleurs plombée par des inquiétudes concernant la Chine, où l'activité manufacturière est tombée en avril à son niveau le plus bas depuis février 2020 en raison des confinements de grandes villes du pays. A Pékin, les autorités ont annoncé samedi renforcer les mesures destinées à lutter contre le Covid-19 en rendant obligatoire de nouveaux tests pour accéder à certains lieux publics. "Les interventions pour soutenir l'économie annoncées par le parti ces dernières semaines, ne permettent pas d'endiguer la baisse des marchés et de l'activité", relève Vincent Boy, analyste d'IG.

Sur le front géopolitique, la Commission européenne prépare un 6e paquet de sanctions contre l'écosystème pétrolier de la Russie, après l'annonce de Gazprom d'arrêter les livraisons de gaz à la Bulgarie et la Pologne.

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