L’œil du marché : "La poursuite des restrictions en Chine pourrait mettre davantage de pression sur la chaîne d'approvisionnement déjà éprouvée"

Alors que les principaux indices européens démarraient la séance sur des pertes marquées, la Bourse de Londres a ouvert dans le vert.

La Libre Eco avec AFP
L’œil du marché : "La poursuite des restrictions en Chine pourrait mettre davantage de pression sur la chaîne d'approvisionnement déjà éprouvée"
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La Bourse de Paris évoluait en baisse de 1,10%, lestée par la baisse d'activité en Chine qui pénalise le luxe et les positions défensives prises en amont de la réunion de la banque centrale américaine. L'indice vedette CAC 40 reculait de 71,95 points à 6 461,42 points à 09H40.

"Les marchés continuent de suivre les à-coups d'un environnement incertain, dominé par un resserrement monétaire à marche forcée aux Etats-Unis, une inflation dont la décélération ne sera que très graduelle, la guerre en Ukraine et ses conséquences en termes de sanctions et de prix des matières premières, ainsi que la situation sanitaire en Chine", résume Xavier Chapard, stratégiste pour LBPAM.

Parmi les inquiétudes qui pèsent sur la cote parisienne : un repli de l'activité manufacturière en Chine, qui est tombée en avril à son niveau le plus bas depuis février 2020 en raison des confinements de grandes villes du pays. A Pékin, les autorités ont annoncé samedi renforcer les mesures destinées à lutter contre le Covid-19 en rendant obligatoire de nouveaux tests pour accéder à certains lieux publics.

"La poursuite de ces restrictions au sein du pays pourrait mettre davantage de pression sur la chaîne d'approvisionnement déjà éprouvée et appuyer encore un peu plus sur les pressions inflationnistes mondiales", souligne Vincent Boy, analyste d'IG France. La situation affectait particulièrement le secteur du luxe, dépendant du marché chinois, dont Kering (-2,34%), Hermès (-2,40%) ou LVMH (-1,34%).

Les investisseurs ont surtout en tête la réunion de politique monétaire de mardi et mercredi de la banque centrale américaine. Après une hausse de 0,25 point de pourcentage de ses taux directeurs en mars, la Réserve fédérale entérinera cette fois-ci, sauf surprise, une hausse d'un demi-point de pourcentage, pour les porter dans une fourchette de 0,75 % à 1 %.

L'institution devrait également acter le début de la réduction de son bilan, le tout pour tenter de lutter contre une inflation au plus haut depuis 40 ans aux Etats-Unis.

La Bourse de Francfort ouvrait également largement dans le rouge, le DAX cédant 1,05 % à 13 948,78 points. Du côté de la Bourse de Bruxellesvers 10H00, le Bel 20 a plongé de 5,23 % en quelques secondes jusqu'à un niveau de 3 891,44 points avant de rebondir et regagner quelque 4,1 % en une dizaine de minutes, repassant au-dessus des 4 050 points.

En revanche, la Bourse de Londres échappait à la morosité ambiante, le FTSE-100 s'appréciant de 0,47 % à 7 544,55 points à l'ouverture.