L’œil du marché : "Les investisseurs sont rassurés par le fait que la Fed ne compte pas augmenter davantage le rythme de sa hausse des taux"

Un vent d'optimisme s'emparait des marchés européens après les annonces de la Fed conforment aux attentes.

La Libre Eco avec AFP

Les Bourses européennes et même mondiales grimpaient, rassurées par les annonces de la Banque centrale américaine, qui ne s'est pas montrée plus sévère que prévu, tout en digérant une salve de résultats d'entreprises.

La Réserve fédérale américaine (Fed) va augmenter ses taux directeurs d'un demi-point de pourcentage, la plus forte hausse depuis mai 2000, pour tenter de contrôler une inflation au plus haut depuis 40 ans aux États-Unis. Le président de l'institution, Jerome Powell, a précisé que d'autres hausses d'un demi-point de pourcentage seraient "sur la table lors des deux prochaines réunions", mais qu'une augmentation des taux de 0,75 point n'était "pas fermement envisagée" pour le moment par le comité monétaire.

"Les investisseurs sont rassurés par le fait que la Fed ne compte pas augmenter davantage le rythme de sa hausse des taux cette année", souligne Jochen Stanzl, analyste de CMC Markets. Le bilan de la Fed va aussi commencer à être réduit au rythme de 47,5 milliards de dollars par mois à partir du 1er juin et à hauteur de 90 milliards après trois mois, ce qui est "un peu au-dessus du consensus" d'analystes, selon une note de Natixis.

Dès lors, la Bourse de Paris gagnait 1,73 % à 6 506,36 points. La Bourse de Francfort lui emboîtait le pas, le DAX avançant de 1,82 % à 14 224,44 points. La Bourse de Bruxelles n'échappait pas à la règle, le Bel 20 s'appréciant de 1,52 % à 4 126,95 points. Enfin, la Bourse de Londres ouvrait également dans le vert, le FTSE-100 prenant 1,34 % à 7 593,51 points.

En Asie, Shanghai a pris 0,68 %, au retour d'un week-end prolongé, et Hong Kong a cédé 0,26 %, freinées par un effondrement en avril de l'activité dans les services en Chine, sous l'effet des restrictions anti-Covid.

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