Après la dégringolade de Wall Street, les Bourses asiatiques ouvrent dans le rouge

La Bourse de Tokyo et les bourses chinoises ont ouvert ce jeudi en fort repli, accompagnant Wall Street dans sa dégringolade de la veille.

La Libre Eco avec AFP
Depuis fin 2020, les autorités chinoises se montrent intransigeantes contre certaines pratiques des géants du numérique, auparavant largement tolérées, notamment en matière de collecte de données personnelles et de concurrence.
Depuis fin 2020, les autorités chinoises se montrent intransigeantes contre certaines pratiques des géants du numérique, auparavant largement tolérées, notamment en matière de collecte de données personnelles et de concurrence. ©EPA

La Bourse de Tokyo était en nette baisse jeudi matin après la dégringolade de Wall Street, qui a connu mercredi une de ses pires séances depuis 2020 face aux inquiétudes sur les perspectives économiques dans un contexte de forte inflation.

L'indice Nikkei de la Bourse de Tokyo a mis fin à une série de quatre séances de hausse jeudi, entraîné par la chute de Wall Street la veille face aux inquiétudes sur les perspectives économiques dans un contexte de forte inflation. L'indice vedette Nikkei a perdu 1,89 % à 26 402,84 points et l'indice élargi Topix a abandonné 1,31 % à 1 860,08 points.

Les principaux indices de la Bourse de New York ont dévissé mercredi face aux résultats décevants de grands groupes de vente au détail - l'action des supermarchés Target a chuté de près de 25 % après l'annonce d'un bénéfice net trimestriel divisé par deux -, faisant craindre pour la consommation et les profits des entreprises sur fond de hausse des prix.

"La volatilité des actions américaines continue d'être forte et l'incertitude devrait perdurer un bon moment", a commenté Makoto Furukawa de Mitsubishi UFJ Morgan Stanley. "Le marché américain a soutenu (le marché japonais), mais la chute de celui-ci ne devrait pas être aussi vertigineuse" que celle de Wall Street, a-t-il ajouté, cité par l'agence Bloomberg.

Les Bourses chinoises dans le rouge à l'ouverture

Les Bourses chinoises ont également ouvert ce jeudi en fort repli. À l'ouverture, l'indice composite de la Bourse de Shanghai cédait 0,96 % à 3 056,47 points, tandis que la place de Shenzhen était en baisse de 0,91 % à 1.923,78 points.

De son côté, la Bourse de Hong Kong cédait jeudi matin plus de 3 %. Vers 02H00 GMT, l'indice Hang Seng reculait de 3,03% à 20 018,44 points. Le géant chinois des technologies Tencent plongeait de plus de 8 % jeudi matin à la Bourse de Hong Kong après l'annonce de résultats médiocres au premier trimestre. Les actions du groupe, qui possède notamment la populaire application WeChat, ont chuté de plus de 8 % dans les premiers échanges à Hong Kong, au lendemain des pires résultats financiers enregistrés par l'entreprise depuis son entrée en bourse en 2004. Les autres valeurs technologiques Alibaba et Baidu étaient aussi dans le rouge, respectivement à -7,5 % et -3,63 % vers 02H30 GMT.

Depuis fin 2020, les autorités chinoises se montrent intransigeantes contre certaines pratiques des géants du numérique, auparavant largement tolérées, notamment en matière de collecte de données personnelles et de concurrence. Ce géant chinois doit également faire face au marasme économique qui frappe actuellement la Chine, qui demeure attachée à sa stratégie zéro Covid.

"Actions concrètes"

Les autorités chinoises ont récemment suggéré que la répression sur le secteur technologique pourrait être bientôt allégée. Le Premier ministre Li Keqiang a exprimé mercredi son soutien aux entreprises numériques et à leur cotation en bourse, selon la chaîne d'Etat CCTV.

"Un signal de soutien assez clair a été émis. Mais pour que cela se traduise par un impact réel sur nos activités, il y aura un décalage dans le temps", a déclaré le président de Tencent, Martin Lau lors d'une conférence de presse à l'issue de l'annonce des résultats. Il faudrait que cette orientation se traduise en "des actions concrètes" a-t-il ajouté.

Le chiffre d'affaires de Tencent, basé à Shenzhen, s'est élevé à 135,5 milliards de yuans (19,1 milliards d'euros) au premier trimestre, ce qui représente une croissance quasi nulle en glissement annuel.

Xiaomi devrait présenter ses résultats du premier trimestre plus tard jeudi, tandis qu'Alibaba et Baidu le feront la semaine prochaine.