Dégringolade de Wall Street : Le Bel 20 accentue sa perte et cède plus de 2 %

Les marchés asiatiques et européens reculaient ce jeudi, entraînés par la nouvelle séance noire de Wall Street mercredi, les conséquences de l'inflation revenant hanter les investisseurs.

La Libre Eco avec Belga
Dégringolade de Wall Street : Le Bel 20 accentue sa perte et cède plus de 2 %
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L'Europe, qui avait perdu son élan mercredi déjà après l'ouverture des marchés américains, reculait encore nettement : Paris de 1,86%, Francfort de 1,99% vers 07H50 GMT, toutes deux étant passées sous la barre des - 2% quelques minutes auparavant. Londres reculait de 1,71%. Vers 10H50, le Bel 20 baissait de 2,09 %, à 3 884,16 points.

La tendance était encore plus marquée en Asie : l'indice de Hong Kong, à forte coloration technologique, perdait 2,7% dans les derniers échanges, avec une chute de Tencent à la suite de ses résultats. Tokyo a reculé de 1,89%.

Wall Street a connu une autre séance noire mercredi, une des pires depuis 2020, initiée au lendemain d'un rebond par une série de mauvaises annonces de grands détaillants, qui font craindre pour la consommation et les bénéfices des entreprises. L'indice Dow Jones a plongé de 3,57 %, au plus bas depuis mars 2021, tandis que le Nasdaq a dévissé de 4,73 %, et s'inscrit désormais à 30 % en dessous de son pic de fin 2021.

Après un début de semaine optimiste, "les inquiétudes qui entourent la croissance mondiale et un risque de récession qui pourrait peut-être se matérialiser avant les attentes" des économistes reviennent dans la tête des investisseurs, selon John Plassard, spécialiste de l'investissement chez Mirabaud.

Les marchés américains ont été lourdement pénalisés après des résultats ratés d'entreprises de la grande distribution, nouvelles matérialisation des conséquences de l'inflation sur la consommation.

Pour lutter contre l'inflation, les banques centrales affichent leur détermination à remonter fortement leurs taux directeurs dans les mois à venir, quitte à pénaliser l'activité économique déjà chancelante avec les confinements en Chine ou encore la guerre en Ukraine.

"L'image que donne la conjoncture américaine est très désagréable. D'une part, la banque centrale américaine a fait de la lutte contre l'inflation son cheval de bataille et, d'autre part, un net ralentissement de la conjoncture américaine se dessine", commente Andreas Lipkow, pour Comdirect.

Du côté du pétrole et des devises

Le pétrole remontait jeudi après les pertes de la veille. Le baril de Brent à échéance juillet prenait 1,03% à 110,23 dollars, et le WTI américain pour livraison juin 0,44% à 110,07 dollars vers 07H30 GMT.

L'euro s'inscrivait à 1,0495 USD dans la matinée de jeudi, contre 1,0497 la veille vers 16H30. Le bitcoin baissait de 0,31% à 29.115 dollars.

L'once d'or cédait 0,20 dollar à 1.814,40 dollars et le lingot se négociait autour de 55.580 euros comme la veille.