L’œil du marché : "Le risque de récession et la pression sur les prix de l'énergie et des matières premières demeurent trop élevés"

Les Bouses européennes ont débuté le mois de juin sur un rebond à l'ouverture, mais les investisseurs surveillent de près l'évolution des cours du pétrole, sur fond de poussées inflationnistes qui mettent au défi les banques centrales.

La Libre Eco avec AFP
L’œil du marché : "Le risque de récession et la pression sur les prix de l'énergie et des matières premières demeurent trop élevés"
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À 9H20 (8H20 GMT), la Bourse de Bruxelles voyait son Bel 20 monter de 0,53 %, à 3 914,89 points.

Le DAX à la Bourse de Francfort augmentait de 0,62 % à 14 477,77 points tandis que le FTSE-100 à la Bourse de Londres était en hausse de 0,27 %, à 7 628,31 points.

De son côté, la Bourse de Paris évoluait proche de l'équilibre mercredi matin après son repli de la veille, mais les risques liés à l'inflation avec des cours du pétrole renchéris par la guerre en Ukraine demeuraient intacts en cette première séance de juin. Après une ouverture en hausse, l'indice vedette CAC 40 peinait à garder la tête hors de l'eau, oscillant à l'équilibre (+0,05 % à 6 471,82 points) vers 10H30. Mardi, la cote parisienne avait reperdu 1,43 % après quatre séances consécutives de hausse.

Wall Street a fini pour sa part en légère baisse une séance volatile à l'image de tout le mois de mai.

"La préoccupation principale pour les investisseurs reste l'inflation, et bien que la banque centrale américane (Fed) se veuille rassurante, le risque de récession et la pression sur les prix de l'énergie et des matières premières demeurent trop élevés (...)", écrit Christopher Dembik, directeur de la recherche macroéconomie chez Saxo Bank.

En Europe, l'indice des prix à la consommation a tiré à nouveau le signal d'alarme mardi en affichant une inflation à 8,1% sur un an en mai, un record depuis le début de la publication de cet indicateur en janvier 1997.

La France devrait "sortir du pic d'inflation fin 2023", assure de son côté le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, dans Le Figaro. Il a affirmé sur France Inter qu'il ne pensait pas que l'économie française serait en récession cette année, malgré les difficultés engendrées par les répercussions de la guerre en Ukraine. Il prévoit toutefois de réviser la prévision de croissance officielle du gouvernement dans quelques semaines, lors de la présentation d'un projet de budget rectificatif.

"Les investisseurs surveillent de très près l'évolution des cours du baril" de pétrole brut "et les marchés en seront dans les séances à venir extrêmement dépendants", souligne M. Dembik.

Le pétrole remontait mercredi, après une séance très volatile la veille.

Le défi actuel des banques centrales mondiales est de calmer les prix sans étrangler la croissance ni faire flamber le chômage.