Guerre en Ukraine : les transactions des initiés en Bourse pratiquement à l'arrêt

La crise du coronavirus et la guerre en Ukraine ont eu un impact considérable sur les ordres d'achat ou de vente d'actions que les dirigeants d'entreprises belges cotées - constitué de cadres, d'administrateurs et d'actionnaires familiaux - passent en bourse.

La Libre Eco avec Belga
Guerre en Ukraine : les transactions des initiés en Bourse pratiquement à l'arrêt
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La crise du coronavirus et la guerre en Ukraine ont eu un impact considérable sur les ordres d'achat ou de vente d'actions que les dirigeants d'entreprises belges cotées - constitué de cadres, d'administrateurs et d'actionnaires familiaux - passent en bourse. Les transactions sont pratiquement à l'arrêt ces dernières semaines, rapportaient samedi L'Echo et De Tijd sur la base de leur propre enquête.

Au cours de ces cinq dernières années, 8.500 ordres d'achat ou de vente d'actions ont été dénombrés, pour une valeur totale de 10,3 milliards d'euros, soit en moyenne 1,2 million d'euros par opération. Si les trois premiers mois de 2022 indiquaient toujours un volume d'ordres de ventes relativement élevé, celui-ci s'est effondré depuis avril avec à peine 11 millions d'euros à ce jour. Il en va de même pour les ordres d'achats qui totalisaient 92 millions de janvier à mars, soit déjà une baisse conséquente, mais qui représentent désormais seulement 13 millions d'euros.

Cela indique que les initiés - qui disposent de connaissances privilégiées - pensent que le climat boursier négatif ne va pas s'inverser de si tôt. La hauteur des achats d'actions par ces initiés est souvent un signe de confiance dans l'avenir d'une entreprise. En revanche, les opérations de vente peuvent indiquer qu'une action a atteint sa valeur maximale. Dans les deux cas, le signal émis à cette occasion n'est pas à sous-estimer pour les investisseurs "lambda", soulignent les quotidiens.