L’œil du marché : "Il est de plus en plus difficile d'avoir un peu de visibilité sur ce qui va se passer en Bourse"

Les marchés européens ouvraient nettement dans le vert en début de séance.

La Libre Eco avec AFP
L’œil du marché : "Il est de plus en plus difficile d'avoir un peu de visibilité sur ce qui va se passer en Bourse"
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La Bourse de Paris enchaînait avec un début de séance en nette hausse de 1,33 % après sa forte progression de la veille, satisfaite de l'absence de surprise dans le compte-rendu de la dernière réunion de la Fed, dans un environnement de marché encore volatil. L'indice vedette CAC 40 prenait 78,73 points à 5 990,75 points. La veille, il avait repris 2,03 %, après avoir touché des plus bas depuis mars 2021 en début de semaine.

"Les marchés boursiers jouent au yoyo (...) Il est de plus en plus difficile d'avoir un peu de visibilité sur ce qui va se passer en Bourse à court et à moyen termes", explique Christopher Dembik, directeur de la recherche macroéconomie chez Saxo Bank. Entre l'inflation, les craintes de récession ou encore la suite de la guerre en Ukraine, "l'été ne sera pas calme", prévient-il.

Les banques centrales vont notamment rester sur le pont. Le compte-rendu de la dernière réunion du comité de politique monétaire de la Fed, qui avait eu lieu à la mi-juin, a montré que les responsables de l'institution avaient alors pris acte "que les pressions inflationnistes (n'avaient) pas encore montré de signes de ralentissement". Ils n'ont donc pas exclu de procéder à une nouvelle hausse de 0,75 point de pourcentage lors de leur prochaine réunion, les 26 et 27 juillet, après une première hausse de cette ampleur mi-juin.

La Banque centrale européenne doit aussi se lancer dans le relèvement de ses taux directeurs lors de sa prochaine réunion en juillet. En plus de l'inflation et de l'écartement des taux pour les emprunts entre pays de la zone euro, elle doit désormais aussi gérer la chute de la monnaie commune face au dollar, qui est plus proche de la parité que jamais depuis 20 ans. Jeudi, l'euro tentait de se maintenir, à 1,0188 dollar.

La place parisienne n'est pas le seul marché à connaître de fortes variations: le pétrole est brutalement redescendu en deux séances, le baril de Brent s'établissant jeudi juste au-dessus des 101 dollars. En revanche, le prix du gaz dont l'approvisionnement est vital pour l'Europe continuait de grimper sur le TTF néerlandais, qui fait référence en Europe. Le cours prenait encore 6,61% à 182,31 euros le mégawattheure et a plus que doublé depuis la mi-juin.

Du côté de la Bourse de Bruxelles, le Bel 20 s'appréciait de 0,77 % à 3 740,35 points. La Bourse de Francfort bondissait plus encore, le DAX avançant de 1,39 % à 12 769.09 points. La Bourse de Londres était également en hausse, le FTSE-100 prenant 1,10 % à 7 186,22 points.