La Bourse de New York reprend son souffle après un mois de juillet enthousiasmant

Wall Street ouvrait en légère hausse après avoir enregistré un bilan largement positif en juillet.

La Libre Eco avec AFP
La Bourse de New York reprend son souffle après un mois de juillet enthousiasmant
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La Bourse de New York évoluait, volatile, modestement dans le vert après l'ouverture lundi, à la suite d'un bon mois de juillet, son meilleur mois de l'année, les investisseurs attendant encore de nombreux résultats et surtout les chiffres de l'emploi en fin de semaine. Alors que les indices avaient démarré dans le rouge, le Dow Jones grappillait 0,20 %, le Nasdaq 0,33 % et le S&P 500 avançait de 0,13 %.

Vendredi, l'indice Dow Jones avait gagné 0,97 % à 32 845,13 points, signant une remontée de presque 7 % sur le mois. Le Nasdaq avait bondi de 1,88 % à 12 390,69 points, un bond de plus de 12 % en juillet. Et l'indice élargi S&P 500 avait avancé de 1,42 % vendredi à 4 130,29 points, en hausse de plus de 9 % sur le mois.

"Le mois de juillet a été porté par des résultats meilleurs qu'attendus (...) et par les attentes d'une inflation qui devrait ralentir", affirmait Art Hogan de B. Riley Wealth dans une note.

Pour Patrick O'Hare de Briefing, "le marché doit prouver qu'il peut encore transformer l'essai de juillet". "D'ordinaire, le premier jour d'un nouveau mois est plutôt positif alors que de l'argent frais est mis à contribution, mais compte tenu de l'ampleur des gains observés en juillet, les investisseurs hésitent", écrivait l'analyste à l'ouverture.

Le pétrole retombe

Les marchés semblaient aussi revisiter leur interprétation de la semaine dernière sur la stratégie à venir de la Banque centrale américaine (Fed) vis-à-vis de l'inflation. Après une nouvelle hausse des taux de 75 points de base mercredi et la conférence de presse de son président Jerome Powell, les investisseurs avaient focalisé leur attention sur des commentaires suggérant que le rythme de resserrement monétaire pourrait "ralentir à un certain point". Mais ce week-end, le président de l'antenne de la Fed de Minneapolis Neel Kashkari s'est dit "surpris par l'interprétation des marchés". Il a insisté sur la détermination unanime du Comité monétaire "à ramener l'inflation à 2 %" et indiqué qu'on en "était loin".

Dans l'actualité, les investisseurs guettaient en outre la réunion de l'Opep+ prévue mercredi pour savoir si les producteurs de pétrole pouvaient ouvrir davantage les vannes d'or noir, après le voyage controversé du président Joe Biden en Arabie Saoudite.

En fin de semaine sont attendus les chiffres américains de l'emploi pour juillet qui devraient indiquer si l'économie ralentit, alors que le PIB du deuxième trimestre s'est contracté (-0,9%). Les projections misent sur 250 000 créations d'emplois après 372 000 en juin et sur un taux de chômage stable à 3,6 %.

Boeing décolle avec la reprise des 787

Encore 150 sociétés du S&P 500 doivent annoncer leurs résultats cette semaine. Parmi elles Uber, Caterpillar, Eli Lilly, Starbucks.

A la cote Boeing grimpait de 4,54 % alors que l'autorité aérienne américaine FAA est proche d'accorder un feu vert à la reprise des livraisons du long-courrier 787, plus d'un an après la découverte de plusieurs vices de fabrication. Le plan de certification de l'appareil a été approuvé mais les livraisons ne sont pas encore imminentes, a indiqué une source proche du dossier.

Les titres des groupes pétroliers chutaient dans le sillage d'une baisse des prix du baril. Exxon, ConocoPhilips perdaient plus de 2 %, Chevron -1,84 %.

Sur le marché obligataire, les taux à dix ans étaient stables à 2,63 % contre 2,64 % vendredi.