L’œil du marché : "Si nous n'observons pas de baisse du taux d'inflation global, cela pourrait vraiment couper l'herbe sous le pied des marchés boursiers"

La journée démarrait sur un rythme lent au niveau des marchés européens, les principaux indices étant tous proches de l'équilibre.

La Libre Eco avec AFP
L’œil du marché : "Si nous n'observons pas de baisse du taux d'inflation global, cela pourrait vraiment couper l'herbe sous le pied des marchés boursiers"
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La Bourse de Paris était en léger retrait de 0,11 %, à la suite d'une clôture sans conviction à Wall Street lundi, les investisseurs attendant les chiffres de l'inflation américaine avant de se positionner. L'indice vedette CAC 40 cédait 7,42 points à 6 516,32 points.

John Plassard, spécialiste de l'investissement chez Mirabaud, anticipait une séance "sans volume à la veille de la publication des chiffres de l'inflation américaine de juillet". Les chiffres de l'indice des prix à la consommation (IPC) seront scrutés mercredi par les investisseurs qui tentent de prévoir au mieux les prochaines hausses de taux directeurs de la Banque centrale américaine, la Fed, à l'oeuvre depuis mars pour ramener l'inflation sous contrôle.

"Si nous n'observons pas de baisse du taux d'inflation global, compte tenu de l'accélération attendue du taux d'inflation sous-jacente, cela pourrait vraiment couper l'herbe sous le pied des marchés boursiers, car il serait très difficile pour la Fed de procéder à une hausse de moins de 75 points de base en septembre", explique Craig Erlam, analyste d'Oanda.

Les espoirs des investisseurs de voir la Fed ralentir ses hausses de taux prochainement ont été douchés vendredi par la publication de chiffres plus forts qu'attendu concernant le marché de l'emploi américain. L'indice des prix à la consommation pourrait inverser la tendance, permettre un rebond des action et une baisse des taux d'intérêt obligataires, s'il suggère qu'un pic est atteint."Si l'on en croit le consensus (d'analystes, ndlr), l'IPC a probablement augmenté de 8,7% par rapport à l'année précédente, ce qui représente une baisse par rapport au gain de 9,1 % enregistré en juin, le plus élevé depuis quatre décennies, en grande partie grâce à la chute des prix de l'essence", mais aussi des céréales et d'autres matières premières, relève John Plassard.

La

Bourse de Bruxelles

parvenait à rester en positif, le Bel 20 grappillant 0,06 % à 3 801,28 points. Dans la même dynamique, la

Bourse de Londres

était également proche de l'équilibre (+0,03 %), le FTSE-100 s'affichant à 7 484,66 points. A la

Bourse de Francfort

, le DAX reculait de 0,38 % à 13 635,12 points.