Borealis confirme vouloir sortir l'entreprise hennuyère Rosier de la Bourse

L'action du groupe Rosier a perdu une grande partie de sa valeur depuis 2019, passant de 150 à 60 euros.

La Libre Eco avec Belga
Borealis confirme vouloir sortir l'entreprise hennuyère Rosier de la Bourse
©Shutterstock

L'entreprise autrichienne Borealis a annoncé posséder désormais 98,09 % du capital de la société hennuyère Rosier et a confirmé vouloir lancer une offre publique de reprise sur le restant des actions. Borealis, qui possédait déjà 77,5 % du capital de Rosier, a fait passer sa participation à 98,09 % à la suite d'une augmentation de capital réalisée le 29 juillet dernier.

Le groupe autrichien confirme dès lors son intention de faire une offre publique de reprise sur Rosier au prix de 20 euros par action.

Basée à Moustier (Leuze-en-Hainaut), Rosier est spécialisée dans la production de fertilisants agricoles. Ses activités ont été fortement affectées par la guerre en Ukraine. L'entreprise souffre des hausses des coûts de production et de logistique en raison de l'augmentation des prix des matières premières et de l'énergie, mais aussi d'un manque de matières premières et d'une baisse des commandes alors que l'Ukraine représentait 10% de son chiffre d'affaires en 2021.

Un plan de sauvetage élaboré par Borealis a rencontré l'opposition d'un actionnaire minoritaire, qui estimait qu'il diluerait significativement les intérêts des petits actionnaires.

La valeur boursière de Rosier s'est effondrée ces dernières années. Alors que début 2019, le titre se négociait encore autour de 150 euros, début 2022, l'action s'échangeait autour de 60 euros. Elle a même chuté à 19,20 euros en mars, à la suite de quoi le titre a été suspendu.