En Belgique, quatre investisseurs sur dix ayant acheté des actions en 2022 mois le regrettent

Il existe toutefois une nette différence entre les investisseurs wallons et flamands.

La Libre Eco avec Belga
En Belgique, quatre investisseurs sur dix ayant acheté des actions en 2022 mois le regrettent
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Au cours de ces six derniers mois, marqués par l'invasion de l'Ukraine par la Russie, une flambée des prix de l'énergie et une inflation record, 41% des investisseurs belges ont acheté des actions ou des fonds d'actions, ressort-il du dernier baromètre mensuel d'ING. Pas moins de 39% le regrettent. Bien qu'envisagées à long terme par les Belges (minimum cinq ans, ou entre un et cinq ans), les décisions d'investissement subissent les aléas du passé récent. Ainsi, trois sondés sur dix considèrent que, pour sauter le pas, le prix d'un investissement doit avoir augmenté au cours de l'année écoulée, tandis que 28% ne concluent pas cet investissement si sa valeur a baissé durant cette période. Cette conviction est même plus forte chez les investisseuses (33%) et parmi les francophones (41%).

Cependant, la forte correction à la baisse des marchés boursiers au cours du premier semestre de l'année pourrait être utilisée par les investisseurs comme point d'entrée, estime ING. En effet, la moitié des personnes interrogées ont indiqué qu'une chute de 15% du marché boursier était une bonne occasion d'acheter.

Le goût du risque semble toutefois s'atténuer en ce moment : 59% des investisseurs affirment qu'ils ne sont pas prêts à prendre le moindre risque avec leurs économies actuellement.

"Les investisseurs belges savent que le long terme est important, ce qui ne les empêche pas de se laisser également guider par les mouvements de prix récents et leurs émotions lorsqu'ils prennent des décisions d'achat", note Peter Vanden Houte, économiste en chef chez ING Belgique.

De manière générale et pour le sixième mois consécutif, le baromètre des investisseurs est resté en juillet (72 points) bien en dessous de son niveau neutre (100 points), indiquant un pessimisme ambiant. Fait inhabituel, les francophones se montraient néanmoins nettement plus optimistes (82 points) que les néerlandophones (66 points), remarque le bancassureur. "Cela s'explique probablement par le fait que les investissements plus risqués, comme les actions, sont plus répandus parmi les néerlandophones", conclut M. Vanden Houte.