L'action d'Orpea suspendue à la Bourse de Paris "à la demande de l'Autorité des Marchés Financiers"

Une des rares demandes de l'AMF (Autorité des Marchés Financiers) suspend le cours de l'action d'Orpea, groupe actif dans le domaine de la santé et dans l'hébergement des personnes âgées.

L'action a dégringolé en bourse depuis janvier.
L'action a dégringolé en bourse depuis janvier. ©AFP

La cotation de l'action d'Orpea était suspendue lundi à la Bourse de Paris, en raison d'une rare demande de l'Autorité des marchés financiers.

La cotation est suspendue "à la demande de l'Autorité des Marchés Financiers" à compter de lundi 09H00, soit depuis l'ouverture de la Bourse de Paris, écrit Euronext dans une note, qui ne précise pas la durée de la suspension.

L'action en chute libre depuis presque un an

"En vue d'assurer une bonne information du marché et dans l'attente de la publication d'un communiqué de l'émetteur en application du règlement européen sur les abus de marché, l'Autorité des marchés financiers a demandé, ce matin avant l'ouverture du marché, la suspension des instruments financiers (actions, titres de créance et instruments liés) de la société ORPEA", a confirmé plus tard dans la matinée le gendarme des marchés financiers dans un communiqué publié sur son site internet.

L'action d'Orpea est donc bloquée à son cours de vendredi en clôture, à 14,74 euros l'action, soit une perte de 83% depuis le début de l'année. La chute a commencé après la publication en janvier d'un livre accusant le groupe de maisons de retraite de mauvais traitements envers ses résidents.

Une flambée inexpliquée

Mais la semaine dernière, le cours de Bourse a flambé de 37%, sans qu'aucune actualité ou annonce majeure ne puisse l'expliquer. Le titre a pris autour de 10% lors de chacune des trois premières séances de la semaine. Des analystes interrogés par l'AFP avaient avancé l'hypothèse de retrait de paris baissiers comme possible explication, tout en restant prudents.

Le groupe a accusé une perte nette de 269 millions d'euros sur les six premiers mois de l'année, plombé par l'inflation et des dépréciations d'actifs.