Les Bourses européennes ouvrent en hausse

L'élan de Wall Street souffle sur les Bourses européennes qui ouvrent en hausse.

Francfort progressait de 1,08%, Paris de 0,68% et Londres de 0,04% à l'ouverture, profitant également d'une baisse des taux d'intérêt.
Francfort progressait de 1,08%, Paris de 0,68% et Londres de 0,04% à l'ouverture, profitant également d'une baisse des taux d'intérêt. ©BELGA

Les Bourses européennes ont ouvert en hausse lundi, l'élan de Wall Street prenant le pas sur les vents contraires venus d'Asie à l'aube d'une semaine chargée tant en résultats d'entreprises qu'en enjeux macroéconomiques.

Francfort progressait de 1,08%, Paris de 0,68% et Londres de 0,04% à l'ouverture, profitant également d'une baisse des taux d'intérêt. L'euro a aussi touché son plus haut depuis près de trois semaines face au billet vert, frôlant les 0,99 dollar.

"Le regain d'appétit pour le risque semble plus justifié que cet été"

La cote parisienne avançait de 23,86 points à 6.059,25 points vers 09H40. Vendredi, elle avait perdu 0,85%, ce qui ne l'avait pas empêché de progresser de 1,47% sur la semaine, un troisième gain hebdomadaire. Une telle série n'était plus arrivée depuis le net rebond entre juillet et la mi-août.

"Le regain d'appétit pour le risque semble plus justifié que cet été", écrivent les analystes de la Banque Postale AM. "En effet, il n'est pas basé sur l'idée d'un pivot rapide des politiques des banques centrales alors que les investisseurs sont déjà très défensifs et ont des anticipations de taux et économiques plus raisonnables", estiment-ils.

Le coût de l'emprunt en France se détendait après son pic à 3,09% vendredi, et baissait à 2,88% lundi.

La période des résultats d'entreprises avait déjà servi au deuxième trimestre à lancer le rebond des cours. Cette semaine, près de la moitié des entreprises du CAC 40 doivent publier leurs résultats.

La hausse était toutefois nettement moins importante que celle des tout premiers échanges après l'ouverture, où l'indice parisien avait pris plus de 1%, la dynamique s'essoufflant après la publication des indicateurs d'activité avancés PMI.

L'économie française a en effet stagné en octobre, selon l'indice PMI Flash de S&P Global, qui atteint son plus bas niveau depuis 19 mois en raison d'une contraction de l'activité dans le secteur manufacturier.

Le luxe plombé par la Chine

Les valeurs les plus exposées à la Chine, notamment le secteur du luxe, très prépondérant, étaient touchées par la chute des indices dans ce pays (-6% à Hong Kong), après la reconduction du président Xi, dont l'autorité semble plus que jamais renforcée.

Hermès reculait de 2,26% à 1.278 euros, LVMH de 1,19% à 52,34 euros et Kering de 0,45% à 452,10 euros.

Les matières premières souffraient aussi des signes de baisse de l'activité économique en Chine en septembre, avec une baisse des exportations et malgré un deuxième trimestre plus dynamique qu'attendu.

TotalEnergies reculait de 1,55% à 52,15 euros, et ArcelorMittal de 0,18% à 23,27 euros.

Une mine de lithium en France pour Imerys

Le groupe de minéraux industriels Imerys a annoncé lundi la mise en exploitation minière d'ici 2027 d'un gisement de lithium dans l'Allier en France (centre), qui sera "l'un des plus grands" d'Europe, et servira à accélérer la transition énergétique en alimentant l'industrie des voitures électriques. Après une hausse de plus de 5% à l'ouverture, le titre ne prenait plus que 3,59% à 37,50 euros.

Solvay a trouvé la formule

Le groupe chimique belge, coté à Paris, a dit s'attendre à "un chiffre d'affaires et un EBITDA atteignant de nouveaux records au troisième trimestre 2022" et a relevé une nouvelle fois fortement ses prévisions pour l'année, dans un communiqué publié lundi. Ses résultats sont prévus le 3 novembre.

Le titre, coté à Paris, prenait 1,09% à 90,72 euros, après avoir grimpé de 5% dans les premiers échanges.

Icade craint un ralentissement

Icade, filiale immobilière de la Caisse des dépôts, a dégagé au troisième trimestre 2022 un chiffre d'affaires de 1,17 milliard d'euros, en hausse de 3,4% sur un an, malgré un ralentissement de son activité de promoteur. En raison de la hausse des taux d'intérêt, "on a ralenti notre programme d'investissement", a déclaré à l'AFP son directeur général, Olivier Wigniolle. Le titre avançait légèrement (-0,17% à 36,12 euros).