L’action de Meta (Facebook) plonge de plus de 20 % après des résultats décevants

L’action de l'entreprise Meta dégringole après la publication des résultats de l'entreprise. Avec cette chute, Meta n'est plus valorisée qu'à 275 milliards de dollars, un plus bas depuis 2016.

La Libre Eco
<p>Meta, (Facebook, Instagram, WhatsApp) traverse une mauvaise passe, mais son patron Mark Zuckerberg ne démord pas de son Graal, bâtir le métavers</p>
Le groupe californien a vu son bénéfice net fondre à 4,4 milliards de dollars au troisième trimestre (-52 % sur un an). ©Getty/AFP/Archives

Journée noire pour Meta, la maison-mère de Facebook, dont l’action perdait plus de 20 % à l’ouverture de Wall Street ce jeudi. Peu avant 16h00, l’action se négociait aux alentours des 100 dollars, soit 22 % en-dessous de sa valeur de mercredi.

Mercredi soir, l’entreprise a fait part de revenus en baisse, d’un bénéfice net divisé par deux et d’une stagnation du nombre d’utilisateurs. Le groupe californien a vu son bénéfice net fondre à 4,4 milliards de dollars au troisième trimestre (-52 % sur un an) et son chiffre d’affaires baisser de 4 %, à 27,7 milliards de dollars. "Nous affrontons un environnement macro-économique instable, une concurrence accrue, des problèmes de ciblage publicitaire et des coûts accrus pour nos investissements de long terme, mais je dois dire que nos produits ont l’air de s’en sortir mieux que certains commentaires ne le suggèrent", a tenté de tempérer Mark Zuckerberg mercredi, pendant la conférence aux analystes.

Un discours qui ne trouvait en tout cas pas écho auprès des investisseurs, qui se détournaient en masse de l’action Meta.

Vers la fin de l’hégémonie facebookienne ?

La société inquiète les marchés depuis le début de l’année, quand le groupe avait annoncé pour la première fois avoir perdu des utilisateurs sur son réseau social d’origine, Facebook. En tout, quelque 3,71 milliards de personnes utilisent au moins un des services de l’entreprise (réseaux sociaux et messageries) tous les mois, soit seulement 1,6 % de plus qu’avant l’été.

Il y a un an, Facebook devenait Meta et se projetait vers un avenir glorieux où ses utilisateurs pourraient se retrouver dans le métavers, un univers parallèle décrit comme l’avenir d’internet.

Mais "Meta en 2022 n’a plus grand-chose à voir avec Facebook il y a un an", a asséné Debra Aho Williamson, analyste d’Insider Intelligence. "L’entreprise n’est plus avant-gardiste en matière d’innovation, son emprise sur son marché s’amoindrit, et la promesse du métavers, au cœur de la vision de Mark Zuckerberg pour l’avenir de son entreprise, fait face à l’apathie des consommateurs, au scepticisme des professionnels et aux réalités d’une économie mondiale en déclin."

En début de semaine, d’autres géants de la tech comme Alphabet (Google) et Microsoft ont également été sanctionnés, mais dans des proportions bien moindres que Meta.