Les Bourses européennes reculent sauf le Bel 20 : "Peut-être qu'un pivot mondial dans la politique monétaire est en train de se produire"

L'Europe boursière évoluait en baisse dans les premiers échanges ce jeudi.

cours de bourse actions stock affichage tableau SH (4).jpg

Les Bourses européennes reculaient lors de l'ouverture jeudi, après un début de semaine faste entre l'espoir d'une inflexion à venir des politiques monétaires des banques centrales et le pic des publications de résultats des entreprises.

L'Europe boursière évoluait en baisse dans les premiers échanges: la Bourse de Paris reculait de 0,65%, la Bourse de Francfort de 0,26%, comme Milan, mais la Bourse de Londres prenait 0,05% vers 07H15 GMT. Pour sa part, le Bel 20 de la Bourse de Bruxelles grimpait de 0,96% à 3 567.50 points vers 9H40 GMT.

En Asie, la Bourse de Hong Kong reprenait 0,75% dans les derniers échanges. Shanghai cédait 0,55% et Tokyo a terminé en baisse de 0,32%.

Wall Street a terminé mitigé mercredi, le Nasdaq souffrant des résultats mal accueillis de ses grands noms Alphabet et Microsoft. Le même sort semblent attendre Meta jeudi à l'ouverture après ses résultats: le titre chutait de près de 20% dans les échanges électronique entre les séances.

Mais la tendance générale est porteuse pour les actions, qui rebondissent en octobre de leur plus bas de l'année à mesure que les investisseurs perçoivent des signes d'un infléchissement de la politique monétaire des banques centrales dans le monde.

La hausse moins élevée qu'attendu du taux directeur de la Banque centrale du Canada mercredi est un signe "que peut-être - mais juste peut-être - un pivot mondial" dans la politique monétaire "est en train de se produire", rapporte Ipek Ozkardeskaya, analyste de Swissquote.

Mais le changement de cap de la BCE ne devrait pas se produire immédiatement: une hausse de taux de 0,75 point de pourcentage est considérée comme acquise par les analystes, la deuxième de cet ampleur à la suite.

Sur le marché obligataire, les taux d'intérêt des Etats repartaient un peu à la hausse, après une détente depuis le début de semaine.

Les pétrolières pompent des milliards de bénéfices

Le géant de l'énergie français TotalEnergies (+1,63%) a annoncé 6,6 milliards de dollars de bénéfices de juillet à septembre jeudi, sans prendre en compte 3,1 milliards de dollars de provision liée à la Russie.

Pour le groupe Shell (+0,4% à Londres), le bénéfice net part du groupe du troisième trimestre s'est élevé à 6,7 milliards de dollars.

L'Espagnol Repsol (+2,46%) a lui gagné 1,48 milliard d'euros, un peu en-dessous du consensus.

Crédit Suisse se transforme, mais chute en Bourse

La banque Crédit Suisse, dans la tourmente depuis plusieurs semaines au point que les marchés y ont vu l'ombre d'une faillite comme celle de Lehman Brothers a annoncé d'importants changements au cours de sa journée investisseurs jeudi mais le cours chutait de plus de 7% dans les premiers échanges.

Le groupe entame une transformation "radicale" de sa banque d'investissement, va supprimer 9.000 postes d'ici à 2025 et va lancer "une augmentation de capital d'environ 4 milliards de francs suisses", auquel participera massivement la Banque nationale saoudienne.

Après ses résultats, la banque britannique Llyods baissait de 2,59%.

La distribution en forme

En France, Carrefour (+3,67%) a profité de la forte inflation dans l'alimentaire, ainsi que des gains de parts de marché pour faire progresser ses ventes de 15%.

Le brasseur AB InBev (+5,61%), numéro un mondial de la bière, a annoncé avoir enregistré un bénéfice net de 1,63 milliard de dollars au 3e trimestre

Le géant de l'agroalimentaire et des produits d'hygiène Unilever (+0,85%) a publié un chiffre d'affaires dopé au troisième trimestre par de nouvelles hausses de prix, même si les difficultés liées à l'inflation se feront encore sentir l'an prochain.

Du côté des devises et des matières premières

L'euro reculait de 0,20% face au billet vert, à 1,0062 dollar vers 07H10 GMT après être repassé au-dessus de la parité pour la première fois en plus d'un mois mercredi. La livre reculait de 0,28% à 1,1592 dollar.

Le bitcoin se stabilisait au-dessus des 20.000 dollars (-0,07% à 20.750 dollars) franchi mardi.

Le baril de Brent du mer du Nord pour livraison décembre reculait de 0,31% à 95,45 dollars, celui de WTI américain de 0,33% à 87,62 dollars vers 07H00 GMT.

Le prix du gaz naturel européen refluait de nouveau et revenait à 100 euros le mégawattheure (-4,14%) vers 07H00 GMT.