Le dollar s'incline dans l'attente de la Fed

Les investisseurs s'attendent à ce que la Fed remonte pour la quatrième fois consécutive ses taux de 0,75 point de pourcentage pour contrer l'inflation.

FILE - Twenty dollar bills are counted on June 15, 2018, in North Andover, Mass. The number of Americans who do not have a bank account fell to a record low last year, as the proliferation of online-only banks and an improving economy is bringing more Americans into the traditional financial system, according to a report Tuesday, Oct. 18, 2022. (AP Photo/Elise Amendola, File)
Face à l'euro, la devise américaine perdait 0,34% à 0,9910 dollar pour un euro. ©Copyright 2018 The Associated Press. All rights reserved.

Le dollar s'inscrivait en léger retrait mercredi dans un marché des changes calme avant la fin de la réunion de la Réserve fédérale américaine (Fed), qui pourrait donner une direction plus claire à la devise. Vers 10H05 GMT (11H05 à Paris), le Dollar index, qui compare le billet vert à un panier d'autres grandes monnaies, cédait 0,26% à 111,18 points. Face à l'euro, la devise américaine perdait 0,34% à 0,9910 dollar pour un euro.

La Fed devrait remonter ses taux

Les investisseurs s'attendent à ce que la Fed remonte pour la quatrième fois consécutive ses taux de 0,75 point de pourcentage pour contrer l'inflation, mais guettent tout signal d'un ralentissement de ces hausses pour les réunions suivantes.

La menace d'une récession complique en effet la tâche de l'institut monétaire. "Pour le moment, les conditions sont favorables pour continuer à privilégier la lutte contre l'inflation au détriment de la croissance", estime Guillaume Dejean, analyste chez Western Union.

"L'appétit pour le risque va disparaître"

Dans le cas où la Fed ne répondrait pas aux attentes du marché avec un signal d'assouplissement, "l'appétit pour le risque va disparaître", ce qui profiterait au dollar, valeur refuge, commente Han Tan, analyste chez Exinity.

C'est donc "M. Powell qui va décider si la paire euro-dollar doit repasser le seuil de la parité", commente Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote. Dans ce contexte, les déclarations de membres de la Banque centrale européenne (BCE) pèsent peu.

Les présidents des banques centrales d'Allemagne et d'Espagne ont déclaré jeudi dans une interview conjointe que les taux d'intérêts allaient encore être relevés.

La présidente de la BCE Christine Lagarde a tenu des propos similaires dans une interview publiée lundi par le quotidien lituanien Delphi.