Le marché du pétrole continue de baisser dans un contexte d'apaisement des tensions géopolitiques

Le pétrole fléchit avec l'apaisement du risque d'escalade en Ukraine

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Les prix du pétrole reculaient jeudi, la perspective d'un ralentissement de l'économie mondiale s'ajoutant à un moindre risque d'escalade géopolitique, l'Otan et Washington ayant contredit les accusations de Kiev d'un tir de missile russe contre la Pologne.

Vers 10H15 GMT (11H15 à Paris), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en janvier perdait 0,30% à 92,58 dollars. Le baril de West Texas Intermediate (WTI) américain pour livraison en décembre baissait de 0,62% à 85,06 dollars.

"Le marché continue de baisser dans un contexte d'apaisement des tensions géopolitiques, car il est apparu clairement que l'attaque de missiles en Pologne n'était pas une attaque délibérée de la part de la Russie", commentent les analystes d'Energi Danmark.

La Maison Blanche a en effet accrédité mercredi l'hypothèse selon laquelle le missile tombé en Pologne provenait de la défense antiaérienne ukrainienne, tout en estimant que la Russie était responsable dans cette affaire à cause de ses frappes contre les infrastructures civiles ukrainiennes.

De son côté, Kiev a réaffirmé mercredi que le missile était russe, contredisant Washington et l'Otan.

"Il semble qu'il n'y ait pas d'escalade immédiate (dans le conflit) venant des Russes, ce qui a provisoirement éliminé certains risques d'approvisionnement à court terme" en brut, estime Edward Moya d'Oanda.

"L'accent reste sur l'économie mondiale et les inquiétudes concernant la demande dans le sillage d'une éventuelle récession", rappellent les analystes d'Energi Danmark.

La situation de la Chine, deuxième consommateur mondial de brut, préoccupe les investisseurs, malgré l'annonce par le gouvernement d'un assouplissement des règles sanitaires anti-Covid.

Le ministère de la Santé a annoncé mercredi plus de 20.000 nouveaux cas positifs sur les dernières 24 heures, un chiffre au plus haut depuis avril. De quoi repousser les perspectives de retour à la normale dans le pays dans lequel confinements, quarantaines et dépistages massifs continuent d'être imposés à large échelle, notamment dans les grandes métropoles.

Et le coût de la vie reste à des niveaux records: pour l'Union européenne dans son ensemble, l'inflation a culminé à 11,5% en octobre, après 10,9% en septembre, selon Eurostat.

Au Royaume-Uni, l'inflation a encore accéléré en octobre, à 11,1% sur un an, au plus haut en plus de 40 ans.