Les Bourses européennes ouvrent en vert pâle, Paris évolue en baisse

A la veille de Thanksgiving, jour férié aux Etats-Unis, les Bourses européennes ouvrent en vert pâle, un peu engourdie.

Bourses mondiales
Les bourses en positif à l'ouverture mais le vert manque d'éclat. ©Copyright (c) 2015 Billion Photos/Shutterstock. No use without permission.

Les Bourses européennes progressaient mercredi, déjà engourdies à la veille d'un jour férié aux Etats-Unis, même si les indicateurs d'activité PMI, puis la Réserve fédérale américaine pourraient réveiller la séance.

A l'ouverture, Londres prenait 0,32%, Francfort 0,11%. L'euro progressait un peu face au dollar, et les taux sur le marché obligataire restaient stables vers 08H00 GMT.

La Bourse de Paris avait ouvert dans le vert (+ 0,31%) mais l'indice évolue en très légère baisse dans les premiers échanges mercredi, le repli de l'activité du secteur privé en novembre en France selon l'indice PMI ayant refroidi le faible élan de l'ouverture.

L'indice vedette CAC 40 reculait de 0,17% à 6.646,49 points après avoir ouvert en hausse peu avant 09H40. Mardi, il avait pris 0,35%, terminant à son plus haut niveau depuis avril.

L'économie française s'est contractée en novembre

L'économie française s'est contractée en novembre, pour la première fois depuis février 2021, selon des données publiées mercredi par le cabinet S&P Global.

L'indice PMI Flash, qui mesure l'activité du secteur privé, s'est ainsi établi à 48,8, en repli d'1,4 point par rapport au mois d'octobre selon cette première estimation. Or un indice supérieur à 50 indique une croissance de l'activité tandis qu'un indice inférieur à 50 signale une contraction.

L'indice parisien a nettement rebondi depuis plusieurs semaines, porté par l'espoir que le ralentissement de l'inflation, observé notamment aux Etats-Unis, rende les banques centrales plus souples dans leurs prochaines décisions de politique monétaire.

"On ne peut pas négliger le message du marché, mais on reste sceptique sur l'optimisme qui gagne", estime toutefois Sebastian Paris Horvitz, directeur de la recherche de la Banque Postale AM.

Pour lui, si "l'idée que la dynamique de l'inflation va fléchir vite a gagné le sentiment de marché", il semble "difficile de considérer les dynamiques de prix isolées du contexte macroéconomique", notamment un marché du travail tendu et une demande encore robuste, deux facteurs contribuant à l'inflation.

Le compte rendu des discussions de la dernière réunion de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed) fournira de nouveaux éléments pour le marché après la clôture parisienne.

L'automobile recule

Les valeurs du secteur automobile, un des plus sensible à la conjoncture économique, reculent après les PMI. Stellantis reculait de 1,03% à 14,54 euros, Michelin de 1,28% à 26,29 euros, Plastic Omnium de 1,98% à 14,33 euros.

Résultats salés pour Elior

L'action Elior, qui a perdu plus de 60% de sa valeur depuis le 1er janvier, s'offrait mercredi un léger rebond (+2,69% à 2,44 euros), la meilleure performance de l'indice élargi SBF 120 vers 09H40.

Le groupe de restauration collective qui lutte toujours pour restaurer sa profitabilité d'avant-Covid, a creusé ses pertes en 2021/2022 et compte sur son dynamisme commercial pour confirmer un redressement mis en péril par la forte inflation qui rogne ses marges. Il a annoncé avoir essuyé une lourde perte nette de 427 millions d'euros lors de son exercice décalé clos fin septembre.