Wall Street ouvre en baisse: "Quoi que fasse la Chine ce sera mauvais pour l'économie"

La colère monte en Chine et pousse les indices boursiers dans le rouge.

FILE - Statues adorn the facade of the New York Stock Exchange, Tuesday, Sept. 13, 2022, in New York. Wall Street is surging at the opening bell, Thursday, Nov. 10,  after a government report showed inflation eased by even more than economists expected last month.  (AP Photo/Julia Nikhinson, File)
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La Bourse de New York a ouvert en baisse lundi, inquiète de l'évolution de la situation en Chine, où la colère monte contre la politique zéro-Covid, ce qui pourrait affecter encore davantage l'économie du pays.

Dans les premiers échanges, le Dow Jones perdait 0,21%, l'indice Nasdaq reculait de 0,38% et l'indice élargi S&P 500 cédait 0,46%.

"Quoi que fasse la Chine ce sera mauvais pour l'économie"

"La journée est placée sous le signe de la Chine", a expliqué Karl Haeling, de LBBW, en référence aux manifestations spontanées observées à travers le pays, pour protester contre les restrictions sanitaires et réclamer davantage de libertés."C'est inquiétant", a poursuivi l'analyste. "Le problème, à ce stade, c'est que quoi que fasse la Chine, cela sera mauvais pour l'économie, qu'ils maintiennent les confinements ou qu'ils rouvrent, ce qui va provoquer une crise sanitaire."

L'indice VIX, qui mesure la volatilité du marché, était en hausse sensible de plus de 8%, témoin d'un regain de nervosité à Wall Street. Pour autant, les marchés actions sont moins sensibles à ces développements que les matières premières, influencées par la demande chinoise.

Au diapason de l'or noir, en berne lundi, les géants pétroliers étaient ainsi sanctionnés en début de séance, que ce soit Marathon Oil (-3,09%), Occidental Petroleum (-2,76%) ou Halliburton (-2,10%).

Côté technologie, Apple (-1,38% à 146,07 dollars) continuait à souffrir de la crise en Chine, où est située la principale usine de production de l'iPhone, à Zhengzhou (centre).

Fed et facteurs macroéconomiques

Pour Patrick O'Hare, le marché est hésitant à l'orée d'une semaine qui sera marquée par une nouvelle série d'allocutions de membres de la banque centrale américaine (Fed), dont son président, Jerome Powell, mercredi.

A cela s'ajoute une pluie d'indicateurs macroéconomiques avec, en vedette, l'indice des prix PCE jeudi et le rapport sur l'emploi américain vendredi.

Attentiste avant cette déferlante, le marché obligataire faisait du surplace. Le rendement des emprunts d'Etat américains à 10 ans était quasiment inchangé par rapport à vendredi, à 3,68% contre 3,67%.

A la cote

Les géants des casinos Wynn Resorts (+3,02%) et Las Vegas Sands (+0,54%) profitaient du renouvellement, pour 10 ans, de leur licence d'exploitation par les autorités de Macao, à la différence de MGM Resorts (-1,56%), qui a pourtant lui aussi reçu le précieux sésame.

Plusieurs géants de la distribution étaient recherchés après une journée de "Black Friday" qui a vu les ventes en ligne établir vendredi un nouveau record, à 9,1 milliards de dollars aux Etats-Unis, au terme de ce traditionnel rendez-vous des soldes.

Amazon (+2,12%) et les chaînes de supermarchés Walmart (+0,42%) ou Target (+1,92%), très présents dans le commerce électronique, avançaient dans les premiers échanges.

Disney (-1,08% à 97,80 dollars) payait l'échec de son dernier film d'animation "Avalonia: l'étrange voyage" ("Strange World") pour son week-end de lancement en salles en Amérique du Nord.

Selon plusieurs experts, cités par le site spécialisé Variety, le mauvais parcours de ce long métrage pourrait entraîner une perte d'au moins 100 millions de dollars pour le géant du divertissement.