Manque de dynamisme sur les marchés : "Les mouvements à la baisse qui ont suivi le discours de Powell se sont inversés"

Les Bourses mondiales étaient peu dynamiques mardi, tentant avec difficulté d'anticiper les prochaines décisions des banques centrales dans un agenda peu fourni.

Apprendre à investir en Bourse se fait pas à pas.
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L'Europe était stable dans les premiers échanges, après un lundi majoritairement rouge: la Bourse de Francfort grappillait 0,06%, la Bourse de Paris 0,01%, et la Bourse de Londres reculait de 0,09% vers 08H15 GMT.

Le Bel 20 de la Bourse de Bruxelles gagnait quant à lui 0,58%, à 3 755.81 points vers 9H45 (8H45 GMT).

En Asie, Tokyo a terminé en hausse de 0,24% grâce notamment à un repli du yen, une tendance de change favorable aux valeurs exportatrices nippones.

Après sa forte hausse lundi, Hong Kong a reculé de 0,4% et Shanghai a terminé proche de l'équilibre (+0,02%), tandis que les autorités chinoises ont montré de nouveaux signes allant vers des allégements des restrictions sanitaires.

Aux États-Unis lundi, le Dow Jones a abandonné 1,40%, l'indice Nasdaq a cédé 1,93% et l'indice élargi S&P 500 a lâché 1,79%, des pertes presque deux fois plus importantes qu'au moment de la clôture parisienne.

Si le discours du président de la Banque centrale américaine Jerome Powell avait porté les marchés la semaine passée, les derniers indicateurs, comme le rapport sur l'emploi aux États-Unis et l'indicateur d'activité dans les services ISM, ont dessiné le tableau d'une économie américaine encore robuste, où l'inflation pourrait persister.

En conséquence, "les attentes relatives au taux terminal de la Fed", le point culminant de son cycle de remontée des taux directeurs, principal outil pour lutter contre l'inflation, "ont franchi de nouveau le seuil des 5%. (...) Cela signifie que la plupart des mouvements à la baisse qui ont suivi le discours de mercredi du président Powell se sont maintenant inversés", relatent les analystes de la Deutsche Bank.

Peu de nouveaux indicateurs sont attendus mardi.

La Banque centrale australienne a relevé son principal taux directeur de 0,25 point de pourcentage, une hausse conforme aux prévisions des investisseurs. La décision de la Fed est elle attendue le 14 décembre.

Sur le marché obligataire, le coût de l'emprunt pour les États poursuivait sa remontée. Aux États-Unis, le taux d'intérêt de la dette américaine à 10 ans tournait autour de 3,60%.

Schiphol Group se désengage d'ADP

Le néerlandais Royal Schiphol Group a annoncé la cession des 3,9% qu'il possédait dans Aéroports de Paris, qui valaient avant l'ouverture près de 500 millions d'euros. Le groupe français chutait de 14,09% dans les premiers échanges à Paris.

Du côté du pétrole et des devises

Les cours du pétrole remontaient un peu mardi, après une forte baisse en fin de séance lundi, la peur d'un nouveau durcissement de la politique monétaire américaine ayant douché la flambée consécutive à l'entrée en vigueur de l'embargo européen sur le pétrole russe.

Le baril de Brent de mer du Nord pour livraison en février valait 83,21 dollars (+0,64%) et celui de WTI américain pour livraison en janvier 77,43 dollars (+0,65%) vers 08H15 GMT.

L'euro avançait de 0,16% face au billet vert à 1,0508 dollar.

Le bitcoin prenait 0,30% à 17.020 dollars.