La Bourse de New York grimpe, plutôt satisfaite d'une volée d'indicateurs

Vers 14H15 GMT, le Dow Jones s'octroyait 0,39%, l'indice Nasdaq gagnait 0,09% et l'indice S&P 500 prenait 0,31%.

La Bourse de New York ouvrait en retrait en attendant une intervention du président de la Banque centrale américaine (Fed) Jerome Powell.
©BELGA

La Bourse de New York a ouvert en hausse jeudi, plutôt satisfaite de la volée d'indicateurs publiés avant l'ouverture, qui ont témoigné de la fermeté de la consommation aux Etats-Unis mais aussi d'une inflation toujours tenace.

Vers 14H15 GMT, le Dow Jones s'octroyait 0,39%, l'indice Nasdaq gagnait 0,09% et l'indice S&P 500 prenait 0,31%.

Les ventes de détail aux Etats-Unis en août ont grimpé de 0,6% sur un mois, soit bien plus que le 0,1% qu'annonçaient les économistes, un sursaut essentiellement attribuable à la flambée des prix du pétrole.

Hors énergie, auomobile, construction et alimentation, la consommation, les ventes de détail ressortent en hausse de 0,1%, contre une contraction de 0,1% anticipée.

Même si le rythme a ralenti par rapport à juillet (+0,7%) et juin (+0,5%), "la tendance des dépenses au troisième trimestre reste positive et nous prévoyons que la consommation va soutenir la croissance" sur ces trois mois, a commenté, dans une note, Rubeela Farooqi, de High Frequency Economics.

Côté emplois, les nouvelles inscriptions au chômage n'ont que faiblement progressé la semaine dernière, à 220.000, contre 225.000 anticipé. "Il n'existe aucun signe montrant que les entreprises licencient en nombre en réaction au resserrement monétaire", a estimé Rubeela Farooqi.

Le bémol est venu de l'indice des prix à la production PPI, ou prix de gros, en hausse de 0,7% sur un mois, soit plus que les 0,4% attendus par les économistes.

Néanmoins, l'indice hors énergie et alimentation n'a lui atteint que 0,2%, comme le mois précédent et en ligne avec les prévisions.

Pour Matthew Martin, d'Oxford Economics, les membres du comité de politique monétaire de la banque centrale américaine (Fed) "ne devraient pas tirer de conclusions des données d'un seul mois" et choisir le statu quo des taux directeurs lors de leur prochaine réunion des 19 et 20 septembre.

"Le marché se fait à l'idée que la Fed ne va pas remonter les taux le 20 septembre, mais aussi qu'elle est très proche de conclure son cycle de resserrement", selon Quincy Krosby, de LPL Financial, ce qui justifie l'orientation positive des indices, jeudi, dans les premiers échanges.

Wall Street avait le regard braqué vers le titre du concepteur de semi-conducteurs Arm pour sa première journée de Bourse. La cotation effective du titre n'était attendue que plus tard, le temps pour les opérateurs de bâtir un carnet d'ordres et de définir un prix.

Mercredi soir, le groupe britannique a fixé à 51 dollars le prix initial de son action, soit la limite haute de la fourchette annoncée préalablement, comprise entre 47 et 51 dollars, qui valorise le groupe un peu au-dessus de 52 milliards de dollars, et 54,5 milliards en comptant les actions attribuées aux salariés et dirigeants.

Cette entrée en Bourse est un test majeur pour le marché introduction en Bourse, en hibernation depuis près de deux ans.

Sur le marché obligataire, les taux remontaient légèrement, après s'être initialement détendus. Le rendement des emprunts d'Etat américains à deux ans s'établissait à 5,00%, contre 4,96% mercredi à la clôture.

A la cote

A la cote, HP se repliait (-3,15%) après la publication d'un document boursier indiquant que Berkshire Hathaway, le holding dirigé par Warren Buffett, a vendu quelque 5,5 millions de titres du fabricant d'ordinateurs, dont il conserve néanmoins encore 115 millions d'actions.

Starbucks lâchait 0,62%, au lendemain de l'annonce, après Bourse, du départ du dirigeant emblématique Howard Schultz, qui va quitter le conseil d'administration. L'entrepeneur de 70 ans avait déjà été remplacé à la direction générale par Laxman Narasimhan, en mars.

A quelques heures d'une possible grève des salariés membres du grand syndicat UAW (United Auto Workers), General Motors (-1,60%) et Ford (-1,27%) accusaient le coup.

Après American Airlines et Spirit Airlines mercredi, Delta (-0,44%) a, à son tour, procédé à un avertissement sur résultats, jeudi, du fait de la hausse du prix du kérosène.

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