Vers 13H50 GMT, son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average, cédait 0,18% à 26.265,42 points.

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, montait de 0,80% à 10.672,12 points.

L'indice élargi S&P 500 grappillait 0,07% à 3.248,46 points.

La Bourse de New York avait terminé en ordre dispersé jeudi, tiraillée entre la chute historique du PIB des Etats-Unis au deuxième trimestre, synonyme d'entrée officielle en récession, et la bonne santé des géants technologiques: le Dow Jones avait cédé 0,85%, tandis que le Nasdaq s'était apprécié de 0,43%.

Faisant fi de la pandémie et l'effondrement de l'économie américaine, les géants américains de l'internet ont stupéfait Wall Street après la clôture de jeudi en affichant des profits insolents, témoignage du renforcement de l'économie numérique pendant le confinement.

Amazon a doublé son bénéfice net, celui-ci montant à 5,2 milliards de dollars.

Facebook et Apple n'ont eux pas semblé être affectés par la conjoncture ou les coupes dans les budgets publicitaires des annonceurs.

Seule ombre au tableau, les profits d'Alphabet, qui ont atteint 7 milliards de dollars, ont reculé par rapport à l'année dernière.

"Ceux qui anticipaient une hausse boursière ont le feu vert pour acheter des titres tech, les résultats ayant été hallucinants à tous les niveaux, en particulier pour Apple, dont la valeur en Bourse pourrait atteindre les 2.000 milliard de dollars d'ici la fin de l'année", souligne Daniel Ives de Wedbush Securities.

"La résilience du secteur a été au coeur de la reprise en V du marché actions. Nous pensons que les titres tech pourraient encore gagner 20 à 30%, les résultats de cette semaine agissant comme un catalyseur positif", estime M. Ives.

En début de séance new-yorkaise, Amazon (+3,76%), Facebook (+7,92%) et Apple (+6,09%) étaient en hausse, tandis qu'Alphabet perdait 4,50%.

La place new-yorkaise voyait toutefois sa progression limitée par le recul d'autres grandes valeurs, dont la major pétrolière Chevron (-3,65%), qui a subi une perte de plus de 8 milliards de dollars au deuxième trimestre en raison notamment de la chute des cours de l'or noir.

Sur le marché obligataire, le taux à 10 ans sur la dette américaine montait à 0,5560%, contre 0,5462% jeudi soir.

© AFP