L'action du groupe canadien Bombardier dégringolait en Bourse jeudi après des pertes plus importantes que prévu au deuxième trimestre et la révision à la baisse, pour une deuxième fois en trois mois, des prévisions de résultats pour l'exercice 2019.

Le titre de Bombardier, coté à la Bourse du Nasdaq à New York, chutait de près de 15% en milieu de matinée à 1,46 dollar.

Pour la période des trois mois terminés le 30 juin, Bombardier a subi des pertes de 36 millions de dollars américains, après avoir réalisé un bénéfice net de 70 millions de dollars lors du même trimestre il y a un an.

Les pertes pour le trimestre terminé le 30 juin s'expliquent essentiellement par les retards dans l'exécution de contrats d'équipements ferroviaires par la division Transport (tramways, métros), qui a également entraîné une nouvelle révision à la baisse des prévisions de résultats pour 2019.

Bombardier a ramené dans une fourchette de 1,2 à 1,3 milliard de dollars américains ses prévisions de bénéfice d'exploitation pour 2019, contre 1,5 à 1,65 milliard de dollars précédemment, conséquence des problèmes affectant sa division transport.

Le groupe prévoit maintenant des coûts et investissements additionnels de 250 à 300 millions de dollars pour terminer des projets et respecter le calendrier de réalisation d'autres contrats de cette division, qui représente les deux tiers de ses commandes.

Hors éléments exceptionnels et ramenée à une action, la perte s'est élevée à 4 cents, alors que les analystes s'attendaient à une perte moyenne de 1 cent.

Le chiffre d'affaires a progressé de 1% à plus 4,3 milliards de dollars.

Au cours du trimestre, Bombardier a conclu la vente de son programme d'avions à turbo-propulsion Q Series et annoncé également la cession des avions régionaux CRJ à Mitsubishi Heavy Industries, deux programmes "sous-performants".

Le groupe avait déjà cédé en 2018 une participation majoritaire à Airbus dans son programme de moyen-courriers CSeries - rebaptisé A220 - partenariat qui a permis depuis d'ajouter près de 300 nouvelles commandes et nouveaux engagements, selon Bombardier.

"Nous sommes très heureux de notre élan soutenu en aéronautique où notre transformation progresse plus vite que prévu", a déclaré Alain Bellemare, PDG de Bombardier. 

"Désormais, tous nos efforts ciblent l'aviation d'affaire", a-t-il ajouté, avec notamment une accélération de la cadence de production du nouveau programme du Global 7500.