Si Tesla mène la danse en raison d’une surévaluation évidente, c’est tout le bloc des technologiques cotées sur le Nasdaq qui fait à nouveau l’objet de prises de bénéfices en panique ce mardi à l’ouverture de la séance à New York.

Avant même le début des hostilités, les indices boursiers précurseurs laissaient percevoir une journée difficile pour ces valeurs, Tesla affichant avant l’ouverture une chute potentielle de 14 %. Raison invoquée : l’action n’entrera pas dans la composition de l’indice S&P 500, comme attendu, puisqu’elle ne remplit pas encore toutes les conditions pour y figurer.  Après quelques minutes de cotation l'action tesla cède 16%! 

Voilà pour une partie de l’explication, qui ne justifie pas les ventes massives des autres actions ayant participé ces derniers mois à la création d’une bulle spéculative évidente. Apple, pour ne prendre que cet exemple, ne sera pas éjectée de l’indice S&P 500, pourtant, avant l’ouverture ce mardi, elle perd près de 5 %. 

Pour imaginer l’importance de ces mouvements dans les portefeuilles des investisseurs, il suffit de songer que l’on fait disparaître ici 5 % d’une capitalisation boursière supérieure à 2 000 milliards de dollars. Google, Facebook, Microsoft et Amazon ne sont pas épargnés non plus, ce qui préfigure la disparition de centaines de milliards de dollars. Les victimes ? Les derniers entrés dans le marché, ces dizaines de milliers de jeunes investisseurs poussés dans le dos par des néocourtiers à acheter les stars du Nasdaq au départ d’une app sur leur smartphone.

Le courant de ventes va-t-il se tarir ? Si l’on s’en tient aux fondamentaux, non. Ces valeurs sont trop chères. Tesla, même après la correction encaissée la semaine passée, se traitait encore à 1000 fois les bénéfices !