En léger repli après une ouverture stable, la Bourse de Bruxelles et ses voisines européennes devaient progressivement et prudemment repasser dans le vert mardi en fin de journée.

Notre indice de référence, le Bel 20, a finalement gagné 0,04% à 3.904,31 points avec 10 de ses éléments en hausse. Umicore (39,60) et arGEN-X (133,70) avaient pris la tête des hausses en portant leurs gains à 1,93 et 1,75%.

Après avoir plongé de 82,27% la veille, Asit (0,31) se trouvait à nouveau amputée de 33% en compagnie de Kiadis (2,59) qui plongeait de 11,5%, Celyad (10,04) et Biocartis (6,14) chutant de même de 9,7 et 6,4%.

La Bourse de Paris a clôturé proche de l'équilibre (+0,08% à 5.929,62 points) et de ses plus hauts en douze ans mardi, en dépit d'un indicateur macroéconomique jugé médiocre aux Etats-Unis, mais qui a conduit les investisseurs à miser sur un soutien futur de la Fed.

La Bourse de Londres s'est stabilisée après avoir fortement progressé la veille, le repli de la livre par rapport au dollar soutenant les multinationales. L'indice FTSE 100 des principales valeurs a pris 0,09%, à 7.403,14 points. D'après Neil Wilson, analyste de Markets.com, les investisseurs étaient rassérénés par une série de fusions et acquisitions géantes - dont le rachat de Tiffany's par LVMH - par les nouveaux records des indices boursiers américains et un rebond en Asie.

La Bourse de Francfort a fini mardi en légère baisse, le Dax perdant 0,08%, dans un marché frileux face aux tensions internationales entre la Chine et les Etats-Unis. L'indice vedette a perdu 10,03 points sur la séance pour finir à 13.236,42 points. Le MDax des valeurs moyennes a de son côté perdu 0,95 points à 27.542,8 points.

Guerre commerciale, pour ne pas changer

Le marché continue à se focaliser "sur l'appel téléphonique moyennement positif concernant un rapprochement de la date butoir des négociations entre les Etats-Unis et la Chine", a indiqué à l'AFP Mikaël Jacoby, responsable du courtage Europe continentale à Oddo BHF Securities.

Négociateurs chinois et américains se sont en effet parlé mardi matin et sont convenus de rester en contact afin de parvenir à "un accord préliminaire" dans la guerre commerciale qui oppose les deux puissances, a rapporté l'agence Chine nouvelle.

La Chine a également publié dimanche une directive appelant à des sanctions renforcées contre les entreprises chinoises qui violent la loi sur la propriété intellectuelle, un point crucial des négociations commerciales entre Pékin et Washington, qui a alimenté l'optimisme lundi et a notamment permis à Wall Street d'atteindre de nouveaux records.

Par ailleurs, "nous avons un contexte d'espoir pour un soutien monétaire de la Fed vu les mauvaises nouvelles économiques" aux Etats-Unis, a complété M. Jacoby.

Indicateurs mitigés

La confiance des consommateurs s'est un peu affaissée en novembre outre-Atlantique, contrairement aux attentes des analystes, selon l'indice du Conference Board publié mardi.

Cet indicateur décevant a poussé les investisseurs à se tourner vers des actifs moins risqués tels que les obligations d'Etat, qui se détendaient mardi, sans pour autant pénaliser outre mesure les marchés actions, qui sont restés soutenus par l'anticipation d'un soutien de la Banque centrale américaine si la dégradation de la conjoncture venait à se poursuivre aux Etats-Unis.

Les ventes de maisons neuves aux Etats-Unis ont en outre baissé en octobre même si elles sont en forte hausse sur un an, selon le département du Commerce.

Du côté des indicateurs européens, le moral des consommateurs allemands devrait progresser légèrement en décembre après avoir atteint en novembre son plus bas niveau depuis trois ans, selon le baromètre GfK.