Les décisions brutales, peu appréciées, de Donald Trump, ont encore fait monter la pression sur les marchés financiers

C'est reparti pour un tour en Bourse ce jeudi après la chute de Wall Street la veille, consécutivement aux mesures peu convaincantes annoncées par le président américain Donald Trump, et à ses décisions brutales relatives aux voyages en provenance d'Europe. De l'avis des observateurs réputés de la Bourse de New York, le marché est clairement entré dans une phase baissière.

A la Bourse de Bruxelles, d'entrée de jeu, l'indice Bel 20 chute de plus de 7%, et faisait un bond en arrière de plus de six ans avec un plus-bas du jour à 2.910 points.

L'indice est emmené par son poids lourd, AB InBev, en chute de près de 8% tout près de 40 euro, le titre a perdu 40% depuis le début de l'année. ING qui avait déjà fortement reculé en début de semaine, efface ce quelle avait récupéré mercredi en chutant également de près de 8%. Proximus est le membre de l'indice qui résiste le mieux avec... une perte de près de 4%. C'est la débâcle! Sur les marchés à terme, comme la veille suite aux déclarations de l'Opep sur la baisse attendue de la consommation dans le monde, le baril de brut baisse encore de près de 5%, ce qui pèse encore sur les pétrolières et parapétrolières. Par ailleurs, tous les secteurs d'activité sont affectés.

Vers 11h, tous les éléments de notre indice étaient teintés de rouge vif avec des décotes de plus de 8,5 pc en ING (5,83), Aperam (19,14), AB InBev (40,65) et Solvay (63,28). KBC (51,62) et GBL (68,04) suivaient avec des chutes de plus de 7 pc en compagnie de Ageas (33,79), arGEN-X (110,60) et Barco (146,80). UCB (78,78) et Umicore (33,49) abandonnaient 4,4 et 3,7 pc, Ontex (13,73) et Cofinimmo (132,80) reculant de 3,8 et 4,3 pc, Proximus (18,81) et Telenet (30,50) de 3,5 pc. Colruyt (42,01) était un peu épargnée en ne cédant que 1,6 pc tandis que Ahold Delhaize (19,22) perdait 5,6 pc.

Hors indice, les décotes dépassaient les 17 pc en Hamon (0,88) et Bone Therapeutics (2,30), les 12 pc en Acacia Pharma (2,20), MDxHealth (0,65) et Mithra (15,71), les 10 pc en Biocartis (3,34), Asit (0,18), Advicenne (6,78), Viohalco (1,90) et Econocom (1,79). IBA (7,80), Celyad (6,53), Jensen (26,50), Agfa-Gevaert (3,18) et Melexis (49,40) suivaient de près avec des chutes de plus de 8 pc. Lotus Bakeries (2.700), CFE (65,60), Exmar (3,89), Euronav (8,49), Kinepolis (33,85), Balta (2,15) et Bpost (6,38) chutaient enfin de plus de 7 pc, les 6 pc étant également dépassés en Sioen (16,06), KBC Ancora (33,06) et Aedifica (98,80), celle-ci devant bientôt remplacer Ontex au sein du BEL 20.


En Asie, si les marchés chinois affichent des reculs mesurés inférieurs à 2%, la Bourse de Tokyo a chuté de 4,41%, la Bourse de Sydney de 7,23%. En Europe, la Bourse de Francfort chute actuellement de 5,52%, Paris de 6%, Londres de 5% tout comme Milan. Sur le marché des changes, la situation est stable pour l'euro. Le yen subit des dégagements après avoir été plébiscité en début de semaine au titre de valeur refuge.

La suite? Elle s'annonce assez déprimante, sauf pour les spéculateurs qui ont joué la baisse des marchés: les futures sur indices de la Bourse de New York annoncent déjà une séance agitée avec une perspective de 4% de baisse. Seul espoir de la journée: les annonces de la Banque centrale européenne (BCE). Les espoirs des opérateurs sont énormes, aides fiscales, soutien aux PME, programmes de rachats d'actifs obligataires, baisse des taux... Une déception se traduirait par une nouvelle vague de ventes en panique.