Sixième épisode du "dico de l'éco" : le squeeze out.

A la suite d’une OPA, un actionnaire peut lancer ce qu’on appelle en anglais un “squeeze out”. En français, on parle d’offre publique de reprise, ou de retrait obligatoire. Il s’agit d’une procédure qui permet à un ou des actionnaires majoritaires, qui détiennent au moins 95 % des actions donnant un droit de vote d’une société, de retirer la société de la Bourse. Le quota de 95 % est une obligation légale fixée en Belgique : un actionnaire qui ne possède que 94,9 % des actions ne peut pas décider d’un retrait obligatoire.

Comme pour une OPA, lors d’une procédure de retrait obligatoire, l’actionnaire majoritaire va racheter les actions qui ne sont pas encore sous son contrôle, à un prix donné, souvent identique à celui de l’OPA. Pour ne pas tromper les actionnaires, lorsqu’une entreprise décide de réaliser un squeeze out à la suite d’une OPA, elle doit obligatoirement le préciser au début de la procédure.

Il arrive que certaines personnes oublient qu’elles possèdent des actions dans une entreprise, ce qui risquerait de bloquer la procédure de squeeze out. Mais après un certain délai, si un détenteur ne se manifeste pas, les actions sont considérées comme transférées de plein droit.