En un mois, le BEL20 est passé de 4 198 points à 2 528 points. La tendance est similaire au niveau international.

Pour bien visualiser ce qui s’est passé dernièrement sur le marché boursier belge, nous avons représenté l’évolution du BEL20 sur les 20 dernières années sur le graphique. Bien que plusieurs phases puissent être distinguées, nous allons porter notre attention sur la période allant du 17 février 2020 au 17 mars 2020.

En effet, durant cette période, le BEL20 est passé de 4 198 points à 2 528 points, soit une chute de près de 40 % en un mois. L’indice a chuté au niveau auquel il était en juillet 2013.

À titre de comparaison lors de la dernière crise financière, l’indice BEL20 était passé de 4 756 points (23 mai 2007) à 1 527 points (06 mars 2009), soit une chute de 68 %, mais sur une période bien plus longue, 653 jours exactement.

Analysons plus en détail la performance de certaines actions qui composent le BEL20, durant le mois qui vient de s’écouler.

L’action ING est celle qui a le moins bien performé, avec un rendement moyen journalier de -3,49 %, suivi de Barco et d’AB Inbev, avec respectivement -3,18 % et -2,94 %. AB Inbev a subi la baisse la plus importante (-16,6 %) le 12 mars 2020, jour de l’annonce de la fermeture du secteur horeca par le gouvernement belge.

L’action Telenet a affiché des rendements négatifs à 19 reprises sur les 22 jours dont il est question ci-dessus, faisant passer le prix de l’action de 40,98 € à 25,32 €.

© IPM GRAPHIC

Colruyt en positif

À l’inverse, Colruyt est la seule action parmi les 20 actions qui composent le BEL20 à afficher un rendement moyen positif sur la période, avec un rendement journalier moyen de + 0,27 %. En comparaison avec Telenet, l’action n’a connu "que" 12 jours avec des rendements négatifs.

Ceci semble cohérent dans la mesure où les consommateurs se sont précipités dans les magasins de grande distribution afin d’acheter des réserves alimentaires. De plus, le groupe a communiqué à de nombreuses reprises sur le fait que ses stocks seront suffisants pour faire face à la demande.

Au niveau international et sur la même période temporelle, la tendance est similaire dans la mesure où l’indice français (CAC40) a subi une baisse de 34,4 %, l’indice espagnol (IBEX35) a perdu 35,2 % de sa valeur et l’indice italien (FTSE MIB) a perdu 39 %. Malgré que l’Italie soit plus fortement touchée par le virus, la correction sur les marchés financiers reste relativement équivalente à celles observées dans les autres pays.

Pour clôturer cette courte analyse sur une note positive, nous pouvons toutefois noter qu’entre le point bas observé le 17 mars 2020 et le 20 mars 2020, date à laquelle nous écrivons cet article, l’indice BEL20 a toutefois repris certaines couleurs, + 242 points, soit une hausse de 9,60 %. Il est encore trop tôt pour dire que l’orage est passé.

L’évolution de l’indice boursier dépendra notamment de l’impact économique des mesures futures prises en vue d’éradiquer le virus.

De plus, les marchés semblent avoir réagi de manière démesurée à la crise sanitaire que nous connaissons actuellement, et il sera intéressant d’analyser dans quelle mesure ils seront capables de se redresser.

Quoi qu’il en soit, il est bon de rappeler qu’un investisseur ayant un horizon temporel à moyen/long terme pourra récupérer l’ensemble de la valeur perdue lors de ce dernier mois.