L'optimisme aura été de courte durée: les marchés boursiers européens repartaient à la baisse mardi après-midi après avoir tenté un rebond précaire, au lendemain de la pire séance depuis la crise de 2008, qui a entamé la confiance des investisseurs.

En milieu d'après-midi, plusieurs Bourses européennes viraient en territoire négatif après avoir tenté un rebond technique évanescent au lendemain de leur débâcle.

La Bourse de Bruxelles a cédé 0,61 %, l’indice Bel 20 passant sous son niveau de décembre 2018, année noire pour notre marché.

La Bourse de Paris a fini dans le rouge (-1,51%) après avoir un temps rebondi, la confiance des investisseurs restant bien entamée et la volatilité toujours présente au lendemain d'un effondrement généralisé sur les indices actions. L'indice CAC 40 a chuté de 71,3 points à 4.636,31 points, dans un volume d'échanges très étoffé de 9,25 milliards d'euros. La veille, la place parisienne avait connu sa pire séance depuis la dernière grande crise financière, s'effondrant de 8,39%.

La Bourse de Francfort a également poursuivi sa chute, le Dax perdant 1,41%, au lendemain d'un plongeon à plus de 7%. L'indice vedette a perdu 149,5 points à 10.475,49 points, tandis que le MDax des valeurs moyennes a chuté de 0,82% à 22.901,96 points. Le Dax a perdu 20,93% depuis le début de l'année.

"Ce ne sont pas quelques petites annonces un peu incertaines sur un stimulus de Trump ou de la Banque centrale européenne qui va redonner confiance dans l'avenir aussi vite", indique à l'AFP Mikaël Jakoby, responsable du courtage Europe continentale chez Oddo Securities. "Il y a énormément de points d'interrogation et on est toujours dans la phase ascendante de malades du coronavirus."

La forte remontée du cours du pétrole, d'environ 8% pour le brut américain et le Brent, n'a pas suffi à rassurer les marchés. Seules les places financières des Etats pétroliers du Golfe ont fortement rebondi mardi, après deux jours de pertes massives.