Les marchés continuaient à défaillir vendredi dans un contexte de nervosité extrême, alors que le monde est engagé dans une course contre la montre pour endiguer les effets délétères de l'épidémie de coronavirus sur l'économie. Vers 11h50 heure belge, les Bourses européennes déprimaient toutes de Paris, qui a franchi brièvement la barre des 4% de baisse, à Londres (-3,23%), en passant par Francfort (-3,60%), Madrid (-3,57%) et Milan (-3,54%). Vers 11h00, l'indice Bel 20 plongeait lui de 3,5%.

La crise sanitaire inédite a également fait plier les places financières asiatiques vendredi: Tokyo a fini en forte baisse (-2,72%), tout comme Hong Kong (-2,32%) et Shanghai (-1,21%). Les grands indices américains ont pour leur part dévissé de plus de 3% jeudi.

Entrés dans une phase aigüe de stress, les marchés n'en finissent pas de se chercher: leur tentative de rebond en début de semaine, fragile en dépit de l'ampleur de la baisse hebdomadaire précédente, a été rapidement balayée par un retour à une certaine panique.

Cette semaine a ainsi marqué le grand retour de la volatilité et de la nervosité. Signe de l'aversion au risque, le taux obligataire américain à 10 ans a atteint jeudi un nouveau plus bas historique, tout comme le taux allemand de même échéance.

Le pétrole perdait de son côté plus de 5% vendredi alors que le marché restait suspendu à la réponse de la Russie à la proposition de l'Opep d'accroître les coupes de production.

Au total, le nombre de cas de nouveau coronavirus dans le monde s'élevait à 98.123 , dont 3.385 décès, dans 87 pays et territoires, selon un bilan établi par l'AFP à partir de sources officielles vendredi à 10h00 heure belge. Les pays les plus touchés après la Chine sont la Corée du Sud, l'Italie et l'Iran.