Deutsche Bank a accepté de payer 130 millions de dollars (105 millions d’euros) aux États-Unis pour solder des poursuites l’accusant, d’une part, d’avoir versé des pots-de-vin à l’étranger et, d’autre part, d’avoir manipulé le marché des métaux précieux. Pour les accusations de corruption, l’établissement s’est engagé à verser 80 millions de pénalités financières au gouvernement américain ainsi que 43 millions au gendarme des marchés financiers (SEC).

Les autorités reprochent à la banque allemande d’avoir frauduleusement versé des sommes pour conserver ou décrocher des contrats, sans les justifier ou en les déguisant en "frais de consultance" ou "commission pour mise en relation".

Dans un cas, Deutsche Bank a versé plus d’1 million de dollars à l’entreprise détenue par la femme du gestionnaire de l’argent d’un de ses clients en Arabie saoudite afin de conserver son compte. Dans l’autre cas, la banque est accusée d’avoir payé des pots-de-vin à un intermédiaire pour corrompre un responsable aux Émirats arabes unis afin d’y décrocher un contrat.

Manipulations de marché

Dans une troisième affaire, Deutsche Bank est accusée d’avoir laissé des courtiers basés à New York, Singapour et Londres manipuler les marchés des métaux précieux entre 2008 et 2013, en plaçant notamment des ordres de ventes ou d’achats avant de les retirer rapidement.

Deutsche Bank a accepté de payer 7,5 millions de dollars en lien avec ces accusations. Les autorités ont toutefois considéré que 5,6 millions de cette somme étaient déjà couverts par une amende de 30 millions versée en 2018 à l’agence supervisant les marchés des matières premières (CFTC) dans une affaire similaire. Deutsche Bank a déjà été poursuivie plusieurs fois aux États-Unis pour des pratiques frauduleuses.