Deliveroo, qui doit entrer en Bourse à Londres mercredi, estime que le prix de l'opération sera compris entre 3,90 et 4,10 livres, soit une valorisation entre 7,6 et 7,85 milliards de livres. Ces chiffres se situent dans le bas de la fourchette qui était visée jusque-là et qui allait de 3,90 à 4,60 livres, soit une valorisation qui aurait pu atteindre 8,8 milliards de livres.

"Deliveroo a reçu une demande très importante d'institutions à travers la planète mais compte tenu de conditions de marché volatiles dans le monde Deliveroo a choisi d'être responsable dans le choix du prix", selon un porte-parole de la société.

Les conditions de marché sont moins favorables depuis une semaine, surtout pour les introductions en Bourse en particulier pour certaines entreprises technologiques aux Etats-Unis. En Europe, le site danois d'avis de consommateurs, Trustpilot, a eu des débuts poussifs en Bourse à Londres.

Bas de la fourchette

Malgré un prix dans le bas de la fourchette espérée, Deliveroo s'apprête toujours à signer la plus grande introduction en Bourse à Londres depuis 2011.

La société, créée à Londres en 2013, travaille avec 115.000 restaurants dans 800 villes dans le monde et compte quelque 100.000 livreurs, reconnaissables aux imposants sacs à dos verts qu'ils portent en sillonnant les rues à vélo.

Mais l'opération boursière a relancé le débat sur son modèle économique et la précarité des conditions de travail de ses livreurs. Plusieurs mouvements sociaux ont eu lieu de la part des livreurs et de grands investisseurs de la City ont même dit ne pas vouloir investir dans la société en raison de ses pratiques sociales.

Deliveroo, qui compte parmi ses actionnaires Amazon, assure quant à elle que ses livreurs apprécient la flexibilité et reçoivent en moyenne une rémunération supérieure au salaire minimum au Royaume-Uni.