L'opérateur boursier paneuropéen Euronext, qui a une nouvelle fois accru sa rentabilité au troisième trimestre, a nié jeudi être en contact avec les Bourses de Madrid et Milan en vue d'une éventuelle acquisition.

Le patron du groupe, qui chapeaute les Bourses de Paris, Bruxelles, Amsterdam, Lisbonne, Dublin et depuis récemment Oslo, a qualifié d'"infondées" de récentes rumeurs de marché selon lesquelles Euronext convoiterait les Bourses de Madrid et de Milan.

"Il n'y a pas de dialogue avec les deux sociétés mentionnées dans la presse, ni avec aucune Bourse en Europe et aucune offre n'a été faite à quelque conseil d'administration ou actionnaire que ce soit", a-t-il clarifié lors d'une conférence de presse téléphonique.

Le mois dernier, lors de la présentation de son plan stratégique triennal, M. Boujnah avait dit être "ouvert" à d'autres opportunités de croissance externe pour compléter les offres de service aux entreprises, sur le trading de devises ou sur les données de marché.

A cette fin, le directeur financier du groupe Giorgio Modica avait dit disposer d'une enveloppe de "plusieurs centaines de millions d'euros" sur la période 2019-2022.

5 milliards d'euros de capitalisation 

Sorti en 2014 du giron de ICE, propriétaire du New York Stock Exchange, pour recouvrer son indépendance, Euronext, dont la capitalisation boursière avoisine désormais les 5 milliards d'euros, s'affichait à cette occasion davantage comme acquéreur que comme cible.

Au troisième trimestre, son bénéfice net a progressé de 25,8% à 63,5 millions d'euros, un peu en-deçà du consensus d'analystes interrogé par Factset qui tablait sur un bénéfice net de 68,7 millions d'euros. Mais l'excédent brut d'exploitation (Ebitda), qui ressort en hausse de 23% à 108 millions d'euros, est lui supérieur aux attentes.

Cette performance porte le sceau de la "croissance interne, la discipline continue des coûts et la consolidation de la Bourse d'Oslo", rachetée en juin, a souligné son patron Stéphane Boujnah.

Les coûts ont été réduits de 1,1 million d'euros pour le troisième trimestre, a détaillé le responsable, confirmant ses objectifs de réduction des coûts pour l'ensemble de l'année.

M. Boujnah a indiqué que le groupe avait "approximativement 618 millions d'euros de liquidités disponibles".

La contribution de la place norvégienne a atteint 25,5 millions d'euros pour le chiffre d'affaires qui ressort à 181,7 millions d'euros (+20,4%) sur le trimestre, un peu en dessous les estimations des analystes (184,9 millions d'euros).