Les principales places boursières européennes terminent la semaine sans direction alors que Wall Street démarrait la journée dans le vert, influencée par les bonnes nouvelles sur la santé économique des Etats-Unis.

  • La Bourse de Londres a fini en petite hausse après une révision à la hausse de la croissance britannique pour le troisième trimestre, et après l'adoption d'un premier texte menant vers un accord de sortie de l'Union européenne.

L'indice FTSE 100 des principales valeurs a terminé en hausse de 0,11% à 7.582,48 points.

L'accord de Brexit du Premier ministre britannique Boris Johnson a franchi vendredi une première étape décisive au Parlement, mettant sur les rails sans attendre Noël la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne le 31 janvier.

Après trois ans de crise et blocages suivant le référendum de 2016, le bouillonnant dirigeant conservateur a remporté le 12 décembre une majorité écrasante lui ouvrant un boulevard pour remplir sa promesse de mettre en oeuvre le Brexit, approuvé à 52% par les Britanniques en juin 2016.

Jeudi, la Bourse de Londres avait signé sa septième séance de hausse consécutive. Elle tutoie désormais des niveaux plus vus depuis le milieu de l'été.

Par ailleurs, la croissance du Royaume-Uni pour le troisième trimestre a été révisée à la hausse à 0,4% en dépit des aléas provoqués par le processus de Brexit, même si la tendance reste au ralentissement.

  • La Bourse de Paris a fini en nette hausse (+0,82%), clôturant pour la première fois de l'année au-dessus des 6.000 points pour ce qui devrait être une des dernières séances animées de l'année.

L'indice CAC 40 a pris 49,25 points à 6.021,53 points, dans un volume d'échanges nourri de 7,2 milliards d'euros. La veille, il avait fini en légère hausse de 0,21%.

Au cours de la semaine écoulée, l'indice a avancé de 1,85%. Depuis le début de l'année, ses gains s'élèvent à 27,29%.

La cote parisienne a ouvert proche de l'équilibre avant d'accélérer en milieu de journée pour s'installer au-dessus des 6.000 points.

Le CAC 40 signe ainsi son plus haut de l'année en clôture, comme en séance (6.024,17 points), des niveaux jamais vus depuis juillet 2007.

"C'est une journée un peu particulière avec des échéances de contrats qui expliquent cette hausse. Il n'y a pas eu de gros catalyseur sinon", explique Alexandre Baradez, analyste chez IG France.

Il s'agissait de la dernière séance dite de "quatre sorcières" en 2019, c'est à dire de l'expiration concomitante de plusieurs types de contrats et options sur indices et actions.

"Le gros de l'année est passé", confirme M. Baradez, puisqu'on attend assez peu de développements géopolitiques d'ici à la fin de l'année, ni d'indicateurs majeurs.

Les nouvelles d'outre-Manche ont conforté la bonne humeur des marchés puisque la nouvelle majorité conservatrice a apporté son soutien à l'accord de Brexit de Boris Johnson, ouvrant la voie à une sortie du Royaume-Uni de l'UE.

"Tout ce qui va dans le sens d'une meilleure visibilité politique, vers moins de flou, ça plaît toujours aux marchés, même si on ne sait pas de quoi 2020 sera fait", indique M. Baradez.

  • La Bourse de Francfort a fini en nette hausse, le Dax gagnant 0,81% pour la dernière séance d'importance de l'année, dans un marché revigoré par la trêve commerciale entre Washington et Pékin.

L'indice vedette a terminé en progression de 106,94 points à 13.318,90 points tandis que le MDax des valeurs moyennes a avancé de 0,44% à 28.440,98 points.

La place francfortoise a certes profité du réchauffement des relations sino-américaines, mais aussi de phénomènes techniques en ce vendredi "des quatre sorcières", journée boursière marquée par l'expiration simultanée de plusieurs contrats et options.

Avec une hausse du Dax de près de 26% depuis le début de l'année, "les acteurs de marché sont largement satisfaits de la performance annuelle de l'indice", résume Andreas Lipkow, analyste chez Comdirect.