Le Français Christophe Nijdam n’est probablement pas un inconnu pour les lecteurs assidus des pages financières de La Libre. Souvent cité quand il était analyste bancaire, celui qui fut aussi banquier s’est reconverti, après un passage à Bruxelles dans une ONG spécialisée dans la régulation financière post-crise, dans la rédaction de livres didactiques. Après “Parlons banque en 30 questions”, il vient de sortir “la Finance pour les nuls” (*). Où il passe en revue 50 notions clés, comme la rentabilité, les produits dérivés ou l’effet de levier.

Ce livre est destiné avant tout à ceux qui n’y connaissent rien ou alors pas grand-chose en la matière. Mais au-delà du côté pédagogique, celui qui a défendu une finance éthique donne aussi son opinion. Certains titres comme “Une union bancaire… bancale” ne trompent pas. Tout comme le court passage sur l’abus de l’effet de levier qui a mené certaines banques au bord de la faillite à la fin des années 2000. On relèvera aussi son analyse sur la Bourse dont les “deux moteurs binaires” sont, selon lui “la cupidité (‘greed’) et la peur (‘fear’)”.

Ce qu’en disait Aristote

Amusant de parcourir ce qu’il dit de la monnaie surtout à la lumière de l’éclosion des monnaies virtuelles depuis une dizaine d’années. Il écrit que c’est le philosophe grec Aristote qui définit les trois fonctions que doit remplir une monnaie : l’étalon de valeur, le moyen de paiement et le moyen de stocker. Et il y a aussi ce chiffre intéressant : “90 % de la masse monétaire actuelle est de la monnaie scripturale créée par les banques quand elles consentent des prêts”.

Pour les fans de math, il donne quelques formules et autres équations notamment sur l’évaluation d’entreprises. Des chapitres un peu moins à la portée de Monsieur tout-le-monde.

(*) La Finance pour les Nuls en 50 notions clés. Christophe Nijdam. First Éditions. Prix : environ 8,95 euros.