Les Etats-Unis attendent de la Chine qu'elle revienne à ses engagements pris en mai avant qu'elle ne fasse volte-face et embrase le conflit commercial entre les deux pays, a indiqué mardi le secrétaire américain au Commerce Wilbur Ross. 

"La question fondamentale qui se pose maintenant est de savoir s'ils reviendront au point où nous étions avant de changer d'avis et de revenir en arrière sur certains des arrangements qui avaient été conclus", a déclaré le ministre de Donald Trump sur Fox Business Network.

"C'est la problématique, et c'est le but des conversations téléphoniques" qui se déroulent actuellement entre les négociateurs en chef américains et chinois. "Le résultat de ces conversations téléphoniques aidera à déterminer s'il y a une prochaine réunion", a-t-il ajouté.

Faisant écho au président américain, qui a estimé mardi que la route était encore longue avant de nouer un accord avec Pékin, Wilbur Ross a insisté sur le fait qu'il s'agissait d'un "long processus". "J'ai toujours dit que cela n'allait pas se faire en 10 minutes", a-t-il également réagi.

Bientôt limogé ?

Aux rumeurs de presse avançant que Donald Trump envisage de le limoger, il a par ailleurs fait remarquer qu'il était en voyage avec le président vendredi dernier et à la réunion du cabinet mardi. "Et me voilà à la télévision aujourd'hui. Je pense que vous devriez vous fier aux faits et non aux rumeurs d'un autre canal" de presse, a-t-il conclu.

NBC News, citant des personnes proches du dossier, avait affirmé lundi que Donald Trump envisageait de se séparer de son secrétaire au Commerce, à qui il reprocherait sa gestion du recensement de 2020.

Le président républicain avait dû renoncer la semaine dernière à ajouter une question controversée sur la nationalité au questionnaire du recensement, qui dépend aux Etats-Unis du département du Commerce. C'est Wilbur Ross qui avait œuvré pour tenter d'inclure la question controversée: "Etes-vous ou non citoyen américain?"

"Il n'a jamais été question de poser la question des illégaux", a insisté mercredi Wilbur Ross. "Nous n'avons jamais posé de question sur le statut juridique, et les données du recensement ne peuvent pas être utilisées à des fins judiciaires ou d'enquêtes criminelles", s'est-il également défendu, ajoutant que les données individuelles protégées ne pouvaient être publiées. "Il existe une peine de prison sévère et une amende sévère pour quiconque est reconnu coupable de le faire", a-t-il enfin souligné.